Bonjour
La saturation du tramway est largement la conséquence d'une concentration maximale des flux sur le triangle central Quinconces - Pey-Berland - Porte de Bourgogne. L'autre "défaut" du réseau est la longueur des branches et les temps de parcours pénalisés par la médiocre inscription en courbe des Citadis à bogies Arpège. Avec un matériel capable de prendre correctement les courbes à une vitesse augmentée de 10 km/h et sur les complexes de voie (sauf les aiguilles prises en déviation), le bénéfice ne serait pas anodin sur la vitesse commerciale. Ce n'est pas pour tout de suite.
Sur le métro, tout avait été dit ou presque dans les années 1980. L'étude réalisée récemment a simplement mis les points sur le i, tant sur les conditions de réalisation que sur la socio-économie d'un tel projet dès lors que le tramway existe. Le bilan se faisant d'abord par l'induction de trafic et les gains de temps, dès lors que le tramway a procuré le gros de ces gains, l'évaluation ne se ferait que sur le différentiel entre la situation actuelle et le projet et non sur la situation ex-ante avant le tramway. Par contre, les coûts, eux, sont bien ceux de la totalité du projet métro... donc des gains modestes pour des coûts élevés. Le match est plié.
Tout au plus, on peut considérer que la précédente mandature a donné un peu de respiration aux capacités d'investissement de la Métropole.
Si relance du tram il doit y avoir, c'est évidemment par du maillage. L'idée d'un barreau entre la gare de Cenon et la Cité du Vin est un bon début, à poursuivre par les boulevards. C'est le moyen de faire de la gare de Cenon une vraie porte d'entrée liée au SERM et de délester les lignes existantes, notamment la porte de Bourgogne, pour les flux qui vont vers Ravezies, le Lac, avec des gains de temps assez importants. Si on va un peu plus loin, cette rocade aurait vocation à aller rejoindre la ligne A à Pellegrin, de sorte à proposer des connexions avec toutes les lignes. Dans un second temps peut-être, une extension à Médoquine et Arts-et-Métiers, et on aurait un axe capable de soulager le nœud central de façon plus attractive que la ligne H en bus. Reste à imaginer le symétrique par le pont Simone Veil.
https://quainumero2.fr/bordeaux-les-limites-dun-reseau-trop-radial/Rémi