OCCITAN Wrote:Bonsoir,
Merci Aig de nous avoir fourni quelques lectures en lien...
Parfaitement conscient que mon point de vue reflète celui d'un "has been", "statut" que j'assume totalement, je trouvais, lorsque ces dispositions sont apparues, qu'elles prenaient beaucoup (trop) de place dans l'organisation du chemin de fer, en général.
En caricaturant tout juste, quantité de personnels, cadres en général, s'affairaient autour de la mise en place de ces dispositions, dont la littérature "ronflante" tenait lieu "d'appât", au détriment de la recherche d'un véritable accompagnement du Personnel sur le terrain, en proie à des difficultés concrètes, rarement prises en compte.
J'ajouterais même, sans mettre en cause, évidemment, les "acteurs" qui font vivre ce système, qu'il est plus facile d'y briller, que de s'attaquer à des problèmes obscurs, dont la résolution restera dans l'ombre du quotidien.
D'ailleurs, j'observe, pour reprendre au vol les témoignages de Rail45, qu'il est plus facile d'obtenir les "labels" de qualité définis par les normes "ISO", que de faire partir les Paris-Orléans avec une fiabilité digne de fidéliser les abonnés.
Le voyageur "lambda", s'il savait, serait il en droit de ponctuer sa réflexion par un cruel :"Ah ! quoi bon tout ça ? "
Intéressant ce point de vue ! J'ai également été longtemps chagriné par l'apparition de nouvelles contraintes liées aux exigences des services qualité qui ont été mis en place dans la plupart des moyennes et grosses entreprises qui font de la production ou fournissent des services. Mais un jour, j'ai eu à faire à un responsable de service qualité intelligent, capable d'écouter les récriminations de celles et ceux qui doivent se plier aux exigences de la qualité (c'est à dire tout le monde dans l'entreprise), d'en tirer du positif pour alléger au maximum le travail sur la qualité, et de dédramatiser ce travail qui semble se rajouter à du boulot quotidien pas forcément léger. Je ne suis jamais devenu fana de l'activité, mais je dois reconnaitre que le boulot à effectuer n'est pas du boulot à proprement parler supplémentaire, car c'est du boulot qu'on doit faire de toutes façons lorsqu'on à la volonté de bien faire son travail. Cela s'apparente au passage en revue d'une check list pour un équipage d'avion préparant son vol (sans doute similaire au boulot de préparation d'un engin de traction par un mécano, mais je connais moins bien le métier) ou à des précautions élémentaires permettant d'éviter des bugs stupides lors de l'écriture d'un code informatique, ou bien la relecture du code par d'autres personnes. Dans tous les métiers où les enjeux de sécurité sont cruciaux, la mise en place de la qualité me semble un mal nécessaire et s'il y un secteur d'activité où les enjeux de sécurité sont énormes, c'est bien le transport ferroviaire. Cela me semble donc inévitable que la SNCF soit ISO 9001. Bien qu'en étant à peu près certain, je l'avais vérifié avant d'intervenir sur ce sujet, mais à cette occasion, je me suis rendu compte, au vu des quelques informations que j'ai pu glaner, que les procédures qualité étaient orientées vers la recherche de sécurité, alors que je n'ai rien trouvé concernant la satisfaction des clients. N'étant pas dans le secret des dieux ferroviaires, j'ai peut-être loupé des informations importantes, mais il me semble qu'il y a des trous dans la raquette du SMQ de la SNCF, justement sur le chapitre de la satisfaction des clients, et plus spécifiquement la satisfaction des clients qui font des trajets internationaux (l'incident relaté du Francfort-Paris n'est pas le seul dont j'ai entendu parler, je pourrais en relater un tout aussi gratiné sur un voyage ferroviaire Paris-Berne). Et Occitan a sans doute raison, les procédures qualité devraient aussi permettre de remédier à la piètre qualité, relatée dans ce forum, de la relation Paris-Orléans. Mais, Occitan, si la qualité de service sur cette relation est mauvaise, c'est justement parce que les procédures qualité n'existent pas ou ne sont pas appliquées. Je me permets de le souligner en tant que personne qui n'arrête pas de râler contre les demandes du service qualité, comme 99,9 % des personnes de toute entreprise, les 0,1 % restant étant le (la) directeur(trice) du service qualité et son adjoint(e)

. Bref, la qualité, c'est un mal nécessaire surtout quand il y a des enjeux de sécurité, mais c'est vrai qu'il faut tomber sur les bonnes personnes dans les services qualité, sinon le cave se rebiffe

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Bonne soirée.