vincent29 Wrote:Au delà des problèmes de shuntage qui font beaucoup parler, ce sont les chiffres de consommation de ce matériel qui me semblent dépasser l'entendement (3 fois supérieure à celle d'un autocar, de ce qu'on peut lire ici et là, pour une capacité en places assises à peine supérieure, alors même que le ferroviaire se gausse d'être structurellement sobre énergétiquement parce que, c'est bien connu, "le frottement rail/roue est beaucoup plus faible que le frottement route/pneu". Allez comprendre !).
Comme cela a été souligné, et ce constat est aussi valable pour les engins électriques récents dans une certaine mesure, les progrès accomplis en matière d'efficacité énergétique ont été plus importants pour les PL et cars que pour les autorails. Ce point (important) mis à part, un A-TER en charge, c'est près de 54 tonnes... soit de l'ordre de trois autocars de tourisme à deux essieux. Contrairement à ce que tu écris par contre, la capacité n'est pas équivalente (~80 places assises avec les strapontins pour la version mono-classe standard). Des cars (pas des bus) de 80 places, cela existe aujourd'hui (en version non-articulée) mais ce sont des versions allongées à 15 m, à 3 essieux, ou des cars à deux étages. Les références de consommation ne sont certainement pas les mêmes qu'un car de tourisme standard (12 m) de 52-55 places (même en version densifiée à 60-62 places... i.e. au confort de bétaillère si c'est pour des trajets à moyenne/longue distance).
La vitesse limite des autorails, qui était déjà supérieure à celle des cars, a augmenté (on est passé à 140 puis 160 km/h), bien au-delà des 90/100 km/h des autocars. Et les configurations à plusieurs moteurs sont très certainement moins intéressante sur le plan énergétique, du moins si le fonctionnement ne permet pas d'ajuster le nombre de moteurs au besoin à l'instant t.
Enfin, et cela renvoi au point précédent sur la capacité offerte, un des atouts majeurs du train en interurbain (mettons de côté les dessertes type RER ou assimilées), c'est la place offerte par voyageur transporté, bien plus élevée que dans un car (ce qui permet non seulement d'avoir plus d'espace lorsqu'on est à sa place mais aussi de pouvoir se déplacer plus facilement à l'intérieur, par exemple pour passer un coup de téléphone en allant sur une plate-forme). Le pas entre sièges n'est pas le seul indicateur à prendre en compte. A moins d'avoir du cas "pullman", caser 4 sièges sur 2,55 m de largeur de caisse ne procurera jamais le même confort qu'avec les 2,90 à 3,05 m des engins circulant sur le RFN. La contrepartie est que cela se paie à la fois en coût d'acquisition et de fonctionnement... dont la consommation de carburant (pour les autorails).