par secteurPublic » 08 Mar 2015 16:39
Pour cette LGV SEA, le bon sens aurait été d'admettre que cette ligne avait besoin d'une participation de fonds public plus élevée, et pas un ppp. Participation publique largement justifiée par les avantages socio économiques et environnementaux de cette lgv... Et d'autant plus importants que son cout d'usage serait bas
Par ailleurs les fonds publics locaux sont légitimement liées à des souhaits de desserte intermédiaires qu'il serait facile de favoriser en modulant les péages selon que l'on soit sur les sections de lgv ENTRE les villes (sur lesquelles se seraient concentrées les subventions) à la baisse ou sur les sections de contournement à la hausse (pouvant être absorbée par l'exploitant car les gains de temps sont maximums et les tgv paris bordeaux empruntant ces contournements, donc directs, sont apparement les plus rentables)
Indirectement, de la même façon qu'il y a une modulation de péages entre tgv radiaux et intersecteurs, il y aurait une autre modulation entre tgv "omnibus", nécessaire au service public (et qui profiterait aussi aux intersecteurs menacés par le projet SEA), et tgv "directs"
Il y aussi du sens à surfacturer les tgvs sur les sections de contournement, où ils sont fatalement moins nombreux, donc moins nombreux à couvrir les couts fixes.
Il faudrait finalement reconnaitre qu'avec cette LGV et contrairement à la situation actuelle, nous sommes en présence de DEUX ligne Paris Bordeaux
- l'une directe (sans arrêt) et dont les TGV sont prolongés vers le Sud-Aquitaine ou Toulouse
- l'autre "omnibus" pour desservir SPDC, Poitiers et Angoulême (et en antenne La Rochelle), et pas forcément terminus Bordeaux d'ailleurs. En tout cas, pour les TGVs continuant jusqu'à Bordeaux, il n'est pas aberrant qu'il y ait une forte différenciation du service notamment en terme de temps de parcours (et donc pas vraiment de concurrence entre les lignes, cette seconde ligne ayant un très faible remplissage de passager bout en bout). Je pense qu'il est tout à fait possible d'honorer les engagements de fréquence desserte de SPDC, Poitiers, Angoulême et La Rochelle, en additionnant des TGV Paris (SPDC) (et/ou) (Poitiers) La Rochelle, Paris SPDC Poitiers Angoulême Coutra Libourne Bordeaux(donc par LC sur le dernier tronçon), Paris SPDC Poitiers Angoulême Cognac Saintes Royan, Paris SPDC Poitiers Angoulême Coutra Périgueux
Il faut juste admettre que ces 2 types de lignes n'ont pas la même rentabilité, ne peuvent donc pas supporter les mêmes niveaux de péages. La seconde ligne n'a d'ailleurs probablement pas besoin de rames duplex : des rames Atlantiques (dont l'impact du V300 serait marginal puisque n'empruntant jamais sur tout le parcours la LGV) voire Réseau sont surement suffisantes. Quand on sait par ailleurs que la SNCF s'apprête à radier beaucoup de rames Atlantique (et leur donne donc une valeur nulle, il y aurait de quoi faire des liaisons économiques sur cette seconde ligne "omnibus")
Et il ne faut pas raisonner avec les gares en bretelles, comme avec des gares en lignes, du style "je perds 20 min, donc mieux vaut ne pas s'arrêter"
A noter que sur LN1, toutes les lignes n'ont pas la même rentabilité que Paris Lyon ou Paris Marseille.
Pour ce qui est des intersecteurs, il conviendrait d'étudier leur passage par Orléans, si le gain de temps entre Bordeaux et l'Idf n'est pas décisif, afin de contenir le cout du péage (et au passage desservir Orléans vers CDG/Lille et vers le Sud ouest et désaturer LN2)