* Les cars Marocains *

De l'Autocar de ligne à l'Autocar de Grand Tourisme...ici on parle du transport par car...

Modérateur: Urbino

Règles du forum
Avant de poster un message, merci de lire la charte d'utilisation des forums. Vous pouvez aussi consulter les mentions légales de Lineoz.net. Ce forum dispose d'une charte spécifique, merci d'en prendre connaissance.

En cas de problème sur un sujet, merci d'alerter l'équipe de modération en cliquant sur le point d'exclamation du message souhaité.

Maroc

Messagepar Rabelaisien » 11 Juil 2006 15:15

Entretien avec Mohamed Bouda, P.-D.G. de la CTM : «Le transport de voyageurs, un métier où le souci du détail est important»

Le Matin (du Maroc) 08.07.2006

:D Article trouvé par une veille Google sur les chauffeurs de grande remise

Le Matin éco : Où en est aujourd'hui la CTM?
Mohamed Bouda : Depuis la privatisation, l'entreprise a parcouru un long chemin. Aujourd'hui, après deux phases de restructuration, nous entamons une phase de mise à niveau et de modernisation. Depuis décembre, nous avons commencé à percevoir les premiers fruits de ce travail acharné. Nous avons travaillé sur tous les plans avec l'objectif de la préparation de la haute saison. La situation financière n'est toutefois pas encore au beau fixe et des efforts restent à faire pour parvenir à une situation plus confortable.

Vous venez de procéder à des augmentations, comment les justifiez-vous ?
L'augmentation des tarifs est d'abord institutionnelle. Elle est liée à la haute saison. Logiquement, ils varient selon les saisons, comme chaque année d'ailleurs. Mais il faut cependant rappeler que la hausse du gasoil a des répercussions sur les coûts et qu'il est difficile dans un tel contexte de les maintenir au niveau où ils sont. Nous avons dû d'ailleurs procéder à quelques réajustements en cours d'année. Les augmentations sont de toutes façons très raisonnables. Nos objectifs sont des objectifs de rentabilité.

Le transport par autocar reste un transport destiné à une clientèle de bourse moyenne. Notre stratégie reste, pour l'avenir, de faire des économies sur les charges et de ne pas trop toucher au prix du billet. C'est le taux de remplissage qui est essentiel. Il s'agit de l'améliorer pour parvenir à un bon taux de rentabilité et à une véritable rentabilité.

Comment réagissez-vous face à l'informel qui domine dans ce secteur ?
L'informel a toujours existé et continuera d'exister du moins durant encore une bonne période. Le différentiel de prix peut aller jusqu'à 40 %.

Mais nous avons notre clientèle et nous continuerons à la développer. Pour cela, nous travaillons sur la qualité du service au niveau des agences, dans un cadre tarifaire très raisonnable. Il faut rappeler que la CTM avait perdu en terme de notoriété. L'objectif est de récupérer cette clientèle et d'élargir la niche ; pour cela, il faut compter un à deux ans.

Nous ne comptons pas sur une évolution à deux chiffres dans l'immédiat. Si nous parvenons à des fidélisations de clientèle en améliorant de 2 à 3 % le nombre de personnes transportées, c'est excellent. Maintenant, il y a un travail en interne d'optimisation des trajets, des charges…

C'est un métier où le souci du détail et le suivi de ce détail sont extrêmement importants. Nous tablons également sur l'extension du réseau. Nous avons ouvert en juillet la ligne Oujda-Figuig, en mai Casablanca-Chaouen. Nous avons aussi augmenté les cadences, particulièrement sur certains axes comme Casablanca-Fès et Casablanca-Marrakech, c'est-à-dire sur les trajets concurrencés par les chemins de fer.

Depuis que nous avons lancé cette cadence, nous avons constaté une reprise de la clientèle.

Pour l'année 2006, nous devons d'abord asseoir les fondamentaux et revenir aux standards requis pour que la clientèle soit fidélisée.

Comment préparez-vous la haute saison?
Cette année, c'est très particulier, nous avons hérité d'un parc très restreint en nombre d'autocars disponibles dont il a fallu remettre à neuf une partie, l'autre partie ayant profité d'une révision.

Nous avons engagé énormément de fonds pour la remise à niveau de ce parc.
Le véhicule et le chauffeur constituent notre base d'exploitation, nous avons travaillé sur les deux. Nous avons également engagé un programme de recrutement et de perfectionnement des chauffeurs avec une obligation de stage chez l'ONCF avec des tests psychotechniques.

Le nombre de chauffeurs et la qualité ont été revus avec pour objectif d'avoir un chauffeur-un autocar à terme. Aujourd'hui, il y a maximum de 3 chauffeurs par autocar. Ce qui permet une grande responsabilité. Au niveau des agences, il y a eu un travail de mise à niveau pour se préparer à recevoir des flux importants avec un renforcement des équipes.

Avec les accidents meurtriers qui entachent l'image du Maroc, que faites-vous concernant le volet sécurité ?

Au niveau des chauffeurs, au-delà de la fonction technique, il y a un contrôle strict de la vitesse. C'est connu qu'au-delà de 90 km/h, les risques se multiplient, surtout sur la fin des trajets. Le respect de la vitesse est important pour la sécurité, pour la clientèle. Nous sommes intransigeants, nous avons d'ailleurs procédé à des sanctions lorsqu'il a fallu agir. Le contrôle de la boîte est systématique. Il y a d'ailleurs eu un changement radical dans les comportements et cela se mesure en terme d'efficacité. Nous faisons le maximum.

Où en êtes-vous dans votre programme de modernisation et d'acquisition de nouveaux autocars ?
En 2005, il y a eu un investissement dans 40 autocars. Cette année nous avons décidé d'investir dans la maintenance et poursuivre les nouvelles acquisitions.
Il n'y a pas d'investissement de masse, nous estimons avoir un parc raisonnable, surtout compte tenu de la saisonnalité du transport. Nous avons l'avantage de pouvoir les utiliser pour le transport touristique en basse saison. Ainsi, nous avons du disponible à la fois pour la saison touristique et la haute saison. Nous espérons un bon taux de remplissage entre les deux.

Comment voyez-vous les réformes entreprises par les pouvoirs publics pour structurer le secteur?
La base de la réforme était axée sur le rachat des agréments en circulation et l'émission d'un appel d'offres en vue de reconstituer un véritable réseau de professionnels et de réduire l'informel.
C'est toutefois complexe et aujourd'hui, les différents scénarios rencontrent quelques difficultés. C'est assez difficile de l'appliquer.

______________________________________________________


Mohamed Bouda, le spécialiste des restructurations

Véritable spécialiste des restructurations, Mohamed Bouda, l'actuel P.-D.G. de la CTM, a à son actif une belle panoplie d'entreprises redressées depuis le début de sa carrière. A 55 ans, cet ingénieur Arts et Métiers de Paris a su, dans la plus grande discrétion, assainir des affaires bien mal. Après six années passées dans sa filiale SMESI, l'aventure commence. Il intègre Procter & Gambles en tant que directeur de production et ce, pendant un peu moins de trois ans.

Puis, il est sollicité par le Groupe Dellal El Baraka pour lancer un projet de conserverie à Tan Tan : Sardisud. Il quittera le groupe après la mise en place du projet d'une unité industrielle. Puis, il se consacre pleinement aux restructurations d'entreprises en rejoignant Wafa Investissement.

Il se verra confier la mission de redresser Carsud puis Les Bois de l'Atlas.
Une fois ces deux affaires remises sur les rails, il est appelé à la rescousse à Fès pour relancer Manufacture de Fès, une entreprise textile. Il y restera pendant 4 ans. Puis, il est nommé à la présidence du directoire de Saïda Star Auto pendant un peu moins de 3 ans, le temps de mettre les affaires sur les rails. Il prend ensuite la direction générale et délégué des pays de CFAO et ce, avant de rejoindre la CTM en septembre 2005.



Fatima Mossadeq | LE MATIN.MA
Rabelaisien
 

Re: Maroc

Messagepar azer123 » 11 Juil 2006 18:15

le site web de la CTM Maroc : http://www.ctm.co.ma/
Avatar de l’utilisateur
azer123
Rang : Passéoz Hebdo
Rang : Passéoz Hebdo
 
Messages: 698
Inscription: 18 Déc 2003 19:59
Localisation: locmiquélic 56

Re: Maroc

Messagepar Rabelaisien » 25 Déc 2006 11:52

Le Reporter - Casablanca,Morocco, http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=2739

Entretien avec Karim Ghallab, ministre de l’Equipement et du Transport.

Karim Ghallab, jeune ministre de l’Istiqlal qui renouvelle l’élite de ce parti, compte parmi le noyau de ministres dont le gouvernement Jettou a fait son fer de lance. Avec un département comme le sien - Equipement et Transport - il est de tous les défis. Nous l’avons interrogé sur les derniers dossiers importants dont il a eu à traiter. A lire absolument...

Sécurité routière : les mesures qui seront prises pour limiter les accidents
Les chiffres des accidents de la route, au Maroc, sont catastrophiques. Que faut-il faire ?

ILS sont catastrophiques, mais en baisse.

N’y a-t-il pas eu une aggravation, cette année, par rapport à l’an dernier ?

Si, mais globalement, la tendance est à la baisse. Je m’explique. En prenant pour référence le nombre de tués, il y avait une stagnation des chiffres en 2004, une baisse de 7,11% au cours de l’année 2005, une baisse de 4,5%, les 6 premiers mois de cette année (2006), puis une hausse depuis l’été. La tendance 2004-2005-2006 est favorable si on la compare aux chiffres de la sécurité routière depuis 1996 et jusqu’en 2003 qui étaient d’une augmentation de 3 à 5% par an.

Combien de morts, actuellement ?

Environ 3650 tués par an. En 2004, ils étaient 3890...

C’est la moyenne des 10 tués par jour... En hausse depuis l’été ?

Il y a en effet une hausse depuis l’été, parce qu’on a observé un relâchement dans la pression que nous mettons dans le contrôle et la sensibilisation et ce relâchement s’est traduit par des retours de mauvais comportements chez les usagers qui ont conduit à beaucoup d’accidents.

Qui sont les plus incriminés, les poids lourds ou les simples voitures ?

Les deux. Les accidents des poids lourds sont effectivement importants, choquent énormément l’opinion publique et ont un impact médiatique très fort. On a donc l’impression qu’ils sont les premiers mis en cause. Ce n’est pas la réalité. Les accidents mettant en cause des véhicules légers, les deux roues ou les piétons sont moins médiatisés mais tout aussi nombreux.

Ces accidents, ce n’est pas à cause des routes qui ont été améliorées, ni à cause du parc automobile qui a été rénové. C’est juste un problème de sensibilisation ?

De contrôle et de sensibilisation ! Les accidents de la route, c’est comme une cocotte minute que l’Etat essaye de refermer. La pression est due à de mauvais comportements, à un déficit en matière de respect du code de la route. Pour arriver à d’autres comportements, à une aptitude à conduire de manière responsable, il faut qu’on pousse de plus en plus fort. On arrive à une première baisse de -7%, c’est bien. On pousse encore plus pour arriver à -4%. Mais dès qu’on se relâche en se disant « ça va mieux », hop, ça repart... Les premiers corps concernés par cette pression sont la police, la gendarmerie, les services du ministère de l’équipement et du transport, les contrôles routiers, le ministère de la justice... Et les organes de sensibilisation.

Y a-t-il une collaboration entre tous ?

Oui, depuis 2004, dans le cadre du PSIU (programme stratégique intégré d’urgence) qui suit une stratégie sur 10 ans. Ce gouvernement est le premier qui a apporté une réponse réelle aux problèmes de la sécurité routière. Nous avons une stratégie sur 10 ans qui a été approuvée et un plan d’action sur 3 ans, également approuvé.

Approuvés par qui ?

Par le comité interministériel de sécurité routière. C’est un organe exécutif qui n’existait pas. Il n’y avait pas un organe qui pouvait définir, mettre en place et gérer la politique de sécurité routière (SR). Le comité interministériel de sécurité routière a été créé pour ça. Il ne faut pas le confondre avec le CNPAC. Ce sont deux organes différents.

Le comité interministériel a été créé quand ?

Il a été créé dans le cadre d’un décret approuvé en conseil des ministres en 2003 et il est exécutoire depuis 2004. Ce comité est présidé par le Premier ministre. Il en émane un comité permanent que je préside en tant que ministre des transports et il est prolongé par les wilayas. A l’instant, un wali me disait au téléphone qu’il était en train de dynamiser le comité régional de sécurité routière, qu’il avait constitué les commissions mixtes avec la police et qu’ils étaient en train de contrôler les gares routières pour veiller à ce que la saison de l’Aïd se passe bien. C’est très important parce que la SR, ce n’est pas seulement le ministère du transport, c’est la police, la gendarmerie, la protection civile, la justice, la santé et d’autres... Tous travaillent ensemble...

La stratégie de 10 ans et le plan de 3 ans vont de quelle année à quelle année, respectivement ?

Le plan de 10 ans va de 2003 à 2013 et le plan de 3 ans de 2003 à 2006. Donc, on est en train de terminer celui de 3 ans et on commence le suivant.

De 3 ans aussi ?

Oui. C’est une stratégie de 10 ans qu’on implémente par plans de 3 ans pour avoir des objectifs précis.

Quels sont ces objectifs ?

Les objectifs du PSIU ? Il fallait d’abord régler le problème de la coordination. C’est le 1er axe. Avant, tout le monde travaillait, mais séparément. Maintenant, le comité inter-ministériel est opérationnel au niveau central, au niveau ministériel et au niveau du terrain, avec les walis. Ensuite il y a des plans d’action : un plan national et des plans régionaux. Si on est à Laayoune, on trouve le plan régional de SR dont le secrétariat est assuré par le directeur régional de l’équipement. L’autorité qui le préside est le wali. Le 2ème axe consiste à revoir tout ce qui est législatif et réglementaire.

Cela a été fait ?

Oui. Il y a le nouveau code de la route qui sera bientôt en discussion au Parlement. Mais pour ne pas attendre le code, un décret a été pris instituant un certain nombre de dispositifs de SR. Il a mis en place l’obligation du port de la ceinture de sécurité, l’interdiction pour les enfants de s’asseoir sur le siège avant, un certain nombre d’équipements dans les autocars, les pneus Tubless, les limiteurs de vitesse... Ceci pour le volet législatif... On reviendra sur les innovations du code de la route. Ensuite, il y a le volet contrôle. C’est le 3ème axe. Le contrôle, c’est une coordination, plusieurs équipes, du nouveau matériel, l’appel aux nouvelles technologies, pour faire les choses de la manière la plus transparente. Avant, la police travaillait dans son coin, la gendarmerie dans le sien et nous dans le notre. Le ministère des transports avait supprimé les brigades de contrôle routier. Nous avons réactivé ces brigades - c’est la police spécialisée dans les poids lourds - parce que nous sommes conscients de l’importance des poids lourds. Pour recréer cette police, nous avons recruté des jeunes Bac+2, formés à l’OFPPT. Coiffés par la direction régionale de l’équipement, ils opèrent des contrôles sur les routes et dans les gares routières. Pour la 1ère fois, il y a des contrôles coordonnés. Une cellule se réunit périodiquement au niveau du ministère et va commencer à produire, chaque semaine, des rapports sur les contrôles exécutés, surtout sur les poids lourds.

Côté technologie, nous avons acheté des radars et les avons mis à disposition des organes de controle. Plus de 450 radars ces 3 dernières années. Jamais le Maroc n’en avait eu autant. Nous installons aussi 150 radars fixes pour contrôler la vitesse de manière automatique (avec photos, contrôle de nuit). A cela, il faut ajouter le contrôle du tonnage des camions. Nous prévoyons l’installation de 6 plateformes automatiques de mesure de tonnage. Avec ces plateformes, les camions sont sur la route et, automatiquement, comme un flash, ils passent sur une balance. S’ils sont détectés en surcharge, un voyant s’allume un peu plus loin et une brigade les intercepte, les fait stationner dans une station prévue à cet effet et les pèse avec des équipements verrouillés sur le plan du système d’information (pour la transparence et la lutte contre la corruption). Une de ces plateformes est opérationnelle depuis 1 an et demi à Tit Mellil sur la route nationale N°9 et deux autres sont en cours de travaux. Avec ça, nous pouvons, sur ces points stratégiques, contrôler quelque 80% du flux des poids lourds. Le 4ème axe, c’est la formation qui compte plusieurs volets. Le 1er est relié à la réforme du permis de conduire. L’examen est automatique pour ce qui est du code et nous sommes en train de préparer une réforme de la conduite que nous devons activer.

Elle entrera quand en vigueur ?

En 2007. Ensuite, il y a un programme de formation de chauffeurs d’autocars ? Nous visons à peu près 1000 chauffeurs pour ce programme de recyclage. Nous sommes en train de négocier avec les compagnies de transport pour financer une grosse partie de cette formation, mais il faut qu’elles adhèrent à ce programme en contribuant aussi. Les autres axes sont les secours qui se font avec la protection civile, la santé, etc. C’est un des points sur lesquels on n’a pas beaucoup avancé et dont on reportera les actions sur le prochain plan. Mais, en général, quand il y a des accidents très graves, la gendarmerie royale intervient avec des hélicoptères.

Toujours ?

Oui. L’opinion publique a l’impression que les hélicoptères ne se déplacent que lorsqu’il y a des étrangers dans les accidents. C’est tout à fait faux. A chaque fois que l’hélicoptère est nécessaire, la gendarmerie est saisie et intervient. Le dernier accident qui a eu lieu à Berrechid, par exemple, n’a pas nécessité d’hélicoptères parce que les hôpitaux sont juste à côté. Mais quand l’accident a lieu à Ouarzazate ou Inezgane, il faut les hélicoptères. Dernier axe, celui lié à la sensibilisation. Il faut beaucoup de sensibilisation. Le CNPAC s’en occupe. Il fait des campagnes à la télévision, à la radio... Tous ces efforts ont été encore renforcés par une circulaire de novembre 2006 relative au contrôle des autocars, des gares routières...

D’où le contrôle impromptu des brigades mixtes dans les gares routières ?

Ce sont des brigades mixtes police-équipement qui contrôlent les gares, au départ et bloquent les autocars, le cas échéant...

Tout ceci est nouveau. Avant, quel que soit le nombre de morts, si le chauffeur décède, on considère qu’il est responsable et il n’y a même pas d’enquête. Maintenant, il y a des enquêtes et si l’état du véhicule est en cause, on va rechercher la responsabilité du centre de visite technique. Il y a 15 jours, on a fait fermer 4 centres de visites techniques parce qu’il étaient impliqués dans des accidents. On a supprimé leur licence aux examinateurs et on les a traduits en justice. Certains sont allés en prison à la suite d’accidents. Tous ces contrôles et la journée nationale de SR que nous avons instituée le 18 février dernier, c’est pour qu’il y ait une obligation de rendre des comptes et de ne pas se relâcher. Le risque, c’est le relâchement. En été, il y a eu relâchement. Il y a donc eu remontée des accidents. Depuis l’été et dans le cadre de la dernière circulaire, tous les pouvoirs publics se sont remis au travail avec beaucoup plus de dynamisme.

Que dit exactement la circulaire ?

Elle prévoit des brigades mixtes de contrôle au niveau des gares routières qui peuvent empêcher les autocars de partir s’ils ne sont pas en état de le faire, comme elle oblige les autocars, pour les lignes qui dépassent 500 km, à avoir 2 chauffeurs qui se relaient. Elle incite au port du casque en moto, vu que 52% de morts se comptent parmi les piétons et les 2 roues. Elle réglemente aussi un peu mieux le retrait de permis...

Un permis à points est prévu ?

Pas dans le cadre de cette circulaire. C’est le nouveau code de la route qui institue le permis à points. Il sera donc opérationnel dès la mise en œuvre du code. Il aura 24 points. A chaque contravention, un certain nombre de points sera retiré, suivant un barème, si le contrevenant perd ses 24 points, il devra repasser son permis.

Vous disiez que le code de la route était au Parlement ?

Il a été approuvé en conseil de gouvernement, en conseil des ministres. Le Parlement va maintenant l’examiner. Ce sera fait avant la fin de la législature.

Vous étiez cette semaine en France et avez rencontré votre homologue Dominique Perben. Vous avez comparé les chiffres ? Parlé de mesures conjointes ? Quelles sont les principales décisions prises ?

Deux décisions principales. Mais il faut rappeler que nous avons une coopération ancienne qui date d’un protocole d’accord signé en 2004. Cette semaine, nous avons focalisé l’attention sur 2007. Nous avons signé une convention pour un programme de coopération qui porte sur deux points. Le 1er concerne la formation de chauffeurs. Nos homologues français nous aideront à former nos formateurs dans leurs instituts, formateurs qui reviendront former nos chauffeurs ici. Le 2ème point, c’est l’examen pratique du permis de conduire. On essaiera de s’appuyer sur leurs compétences techniques pour activer la réforme du permis. Par exemple, l’examen pratique se passera avec 1 seul volant. Ce qui permettra de lutter contre la corruption. Il aura lieu en ville, alors que, jusque là, il se faisait uniquement dans les stations. Ces deux points peuvent ne pas paraître énormes, mais les réaliser en une année, c’est important...

Avez-vous un programme contre la corruption ?

Nous agissons là où nous pouvons agir, mais chaque corps doit se préoccuper sérieusement de cette question : la gendarmerie, la police, nous-mêmes. Dès qu’il y a le moindre indice de malversation, nous agissons immédiatement. Au centre immatriculateur de Rabat, il y avait des doutes sur certains de nos agents, j’ai transmis le dossier au tribunal. Il y a eu enquête. Ils sont en prison. Pour les centres de visite technique, nous supprimons les licences, nous fermons les centres et nous envoyons les dossiers à la Justice pour les sanctions pénales. Nous agissons aussi sur les nouvelles technologies. Avec les radars fixes, les balances automatiques, la transaction frauduleuse sera impossible. Enfin, il y a tout le programme du gouvernement de lutte contre la corruption et de sensibilisation à cette question...

Vos conclusions sur la SR ?

Le Maroc a un programme d’action en matière de sécurité routière. C’est un chantier extrêmement complexe et difficile qui n’est pas un problème administratif seulement, mais un problème de société, de mentalité et de comportement, dans lequel le gouvernement a le devoir de jouer le rôle de promoteur. Mais on doit maintenir une pression durable. Ce qui résoudra l’insécurité routière, c’est notre capacité à assurer la durabilité de nos actions et à ne pas lever le pied dès que les choses commencent à aller bien.

Autres documents de cet interview :
Réforme portuaire : ce n’est pas nous qui avons écarté les privés !
Open sky : Les investisseurs choisiront le Maroc pour cela
Sahara : la réponse du Maroc à la question du Sud, c’est le développement

On peut faire un commentaire en cliquant à la fin
Rabelaisien
 

Voyages Karin (Maroc)

Messagepar Anthony B. 74 » 16 Mai 2009 21:14

Salut à tous

Voici des photos des cars Karin Voyages (anciennment Karim Voyages), prises à la gare routière d'Annemasse, point d'arrêt de la ligne régulière Maroc(Casablanca) - France (Annemasse et surement d'autres villes) - Suisse (Genève):

Scania / Hispano :
Image

Irisbus / Hispano Eurorider C43 :
Image

Vu également recemment un Scania / Hispano des voyages Asmaa Tourisme (photo prise rue de la gare, ou il y a la place car) :
Image

Si un de vous a plus d'infos, voir quelques photos, n'hésitez pas ;)
Setra, l'excellence; Van Hool, la référence ;)
Avatar de l’utilisateur
Anthony B. 74
Rang : Passéoz Hebdo
Rang : Passéoz Hebdo
 
Messages: 652
Inscription: 13 Juil 2008 19:56
Localisation: Annemasse / Haute Savoie / France

Re: Voyages Karin (Maroc)

Messagepar BUS TPG » 17 Mai 2009 11:23

Je sais que la ligne passe par Nîmes ou je l'avais croisé par hasard en vacances ! Voici une petite vue arrière:
Image

Il avait également un ancien car Renault carrossé par "jenesaisqui", qui a hélas fini sa vie en cendre à la gare routière d'Annemasse en mars 2007... Voici une photo pas superbe, mais qui permet de voir ce véhicule peu fréquent !
Image
Avatar de l’utilisateur
BUS TPG
Rang : Passéoz Annuel
Rang : Passéoz Annuel
 
Messages: 4270
Inscription: 19 Déc 2003 19:36
Localisation: Genève & France

Re: Voyages Karin (Maroc)

Messagepar fabuire » 17 Mai 2009 21:07

je pense qu'il s'agit d'un Ayats

pour ce qui est d'Hispano il me semble qu'il y a un site d'assemblage au Maroc !
Avatar de l’utilisateur
fabuire
Rang : Passéoz Annuel
Rang : Passéoz Annuel
 
Messages: 3498
Inscription: 02 Jan 2003 13:36
Localisation: Nantes (44)

Re: Voyages Karin (Maroc)

Messagepar Anthony B. 74 » 08 Nov 2009 22:04

Salut à tous

Voici une autre photo datant du 24/07/09, il s'agit cette fois d'un Volvo/Irizar Century des voyages Karin, à la gare routière d'Annemasse :

Image

;)
Setra, l'excellence; Van Hool, la référence ;)
Avatar de l’utilisateur
Anthony B. 74
Rang : Passéoz Hebdo
Rang : Passéoz Hebdo
 
Messages: 652
Inscription: 13 Juil 2008 19:56
Localisation: Annemasse / Haute Savoie / France

* Les cars Marocains *

Messagepar Alex75 » 06 Déc 2009 23:30

Bonjour à tous,

j'ouvre ce sujet afin d'y mettre des photos des cars Marocains. Il faut savoir que depuis quelques temps (l'intronisation du roi Mohamed 6), le Maroc connaît un fort boom économique, qui se traduit par un besoin important en terme de moyen de transport, qu'il s'agisse du transport touristique ou de voyageurs.
Le marché des autocars/bus est en expansion continuelle, plusieurs acteurs de référence sont présents dans le pays :

- Irizar qui détient 2 usines : Une à Salé qui produit des Century II et une flambant neuve à Shkirat qui produit Century III et CS40
- Hispano Casablanca
- Soriac-Caetano associé à un carrossier local, qui produit l'Enigma et qui vise de produire pour le marché européen d'ici 2-3ans
- Viyats Tetouan (Filialle d'Ayats) quasiment 95% de la production est exporté en europe

2 photos que j'ai pris pendant les vacances cet été au port d'algeciras :

Supratours 10 unitées Irizar Century III et 30 Century II :

http://img80.imageshack.us/img80/5982/aposter2.jpg

La plus grande compagnie du pays CTM 200 autocars dont 30 Irizar Century III B12B :

http://img5.imageshack.us/img5/4990/aposter.jpg

Une entreprise nouvelle sur le setceur touristique avec un Irizar Cent III B12B

ImageImage

Si vous avez des photos n'hésitez pas, car c'est mission impossible d'en trouver sur le net...
Alex75
Rang : Passéoz 1 heure
Rang : Passéoz 1 heure
 
Messages: 8
Inscription: 06 Déc 2009 23:02


Retourner vers Forum Transport Interurbain

Qui est en ligne

Utilisateurs enregistrés: Bing [Bot]


Lineoz.net Tous Droits Réservés 2001-2008 :: Création & DeSiGn by ArNaUd OUDARD
Ce site est enregistré à la CNIL sous le numéro 1072137 conformément à l'article 16 de la Loi Informatique et Liberté du 6 janvier 1978

Sites partenaires : Grenoble Snotag | Nancy blogOstan | Angers SnoIrigo | Clermont Ferrand TransClermont | Valence SnoCtav | Marseille Marseille-Transports.com | Dijon SnoDivia