par tarredu13 » 13 Aoû 2026 17:34
128,6 millions c'est le montant ferme... qui correspond au 195 achetés... eux ils disent environ 200... pour d'ici 2027 . (Aux médias etc..)
Les 40 millions mini et 450 millions ht maxi de l'accord-cadre correspond à la durée max de 8ans... soit jusqu'en 2031- 2032
Donc en 2027, à ce moment la, la Rtm pourra déclencher des bons de commandes car elle a théoriquement 320 millions d'euros de dispo de l'enveloppe des 450 millions...
Un nouvel appel d'offres pour des bus standards électriques n'aura donc lieu que si la RTM épuise le plafond des 450 millions d'euros avant l'heure, ou bien à l'expiration du contrat à l'horizon 2031-2032.
Un "accord-cadre mono-attributaire" (avec un seul gagnant, ici Iveco/Heuliez) donne un droit d'exclusivité au constructeur. Cela signifie que jusqu'en 2031, ou jusqu'à ce que la RTM ait dépensé 450 millions d'euros, la RTM a l'obligation légale d'acheter tous ses bus standards électriques chez Heuliez.
Si la RTM lance un nouvel appel d'offres en 2027 pour acheter des bus standards à un concurrent (par exemple Mercedes ou Volvo) alors que le contrat Heuliez n'est ni terminé ni épuisé, Heuliez attaquera immédiatement la RTM devant le Tribunal Administratif pour "violation de l'exclusivité" et gagnera à coup sûr.
Mais techniquement elle peut faire un autre appel d'offre...
La loi française autorise toujours un acheteur public (la RTM) à casser un contrat avant son terme, même si le constructeur n'a commis aucune faute. Cela s'appelle une résiliation pour motif d'intérêt général.
Pour que la RTM puisse lancer un nouvel appel d'offres en 2027, elle devrait d'abord résilier de force le contrat d'Heuliez. Mais cela a des conséquences :
1:) Il faut un motif très solide : Par exemple, l'apparition d'une nouvelle technologie de rupture sur le marché des bus (comme l'hydrogène ou des batteries ultra-révolutionnaires) qu'Heuliez serait incapable de fournir, justifiant que la RTM doive changer de fournisseur.
2:) La RTM devrait verser des compensations financières à Heuliez pour le manque à gagner et les investissements engagés sur les années restantes du contrat (de 2027 à 2031).
Et si Heuliez fait mal son travail ?
Il existe une autre exception : la résiliation pour faute. Si en 2027, la RTM se rend compte que les GX 337 ELEC tombent tout le temps en panne, que les batteries ne tiennent pas leurs promesses, ou qu'Heuliez ne respecte pas les délais de livraison, la RTM peut casser le contrat pour "faute du titulaire". Dans ce cas seulement, elle n'aura pas d'indemnités à payer et sera totalement libre de relancer un appel d'offres immédiatement.
En conclusion :
Tant que les Heuliez GX 337 ELEC donnent satisfaction et qu'il reste du budget sur l'enveloppe des 450 millions d'euros, la RTM est "menottée" juridiquement avec Heuliez jusqu'en 2031 pour la catégorie des bus standards 12 mètres. Faire un nouvel appel d'offres en 2027 sans raison valable relèverait du "suicide juridique et financier" pour la régie.