François Wrote:En lisant certains articles ferroviaires je m'interroge sur la réalité des capacités d'une motrice hydrogène à permettre des trajets longues distances avec un convoi fret. J'ai l'impression qu'il faut encore 10/15 ans pour que l'autonomie soit comparable à celle d'un moteur diesel. Qu'en penses-tu ?
Effectivement, les choses semblent moins avancées dans le domaine des grosses puissances dont on a besoin pour le fret mais les industriels se penchent aussi sur le sujet du fret ferroviaire. Comme tu t'intéresses au sujet tu as dû entendre parler du projet d'Alstom et Engie dans ce domaine :
https://www.france-hydrogene.org/alstom ... hydrogene/Ci-dessous, un lien vers une petite présentation ppt de Sandia National Laboratories sur les mérites respectifs de différents types d'énergie pour le matériel ferroviaire (valeurs élevées=OK, valeurs basses=mauvais, quel que soit le critère étudié). Ça vaut ce que ça vaut, c'est une vision US un peu amont qui fait peu de cas des incertitudes concernant la taille des barres, mais c'est quand même instructif. Là où l'hydrogène est en dessous des autres types d'énergie, c'est dans le domaine de la sécurité (safety), mais pas tant que ça en dessous ... Est-ce que c'est rédhibitoire, je ne sais pas, j'espère que non.
https://www.energy.gov/sites/prod/files ... hrhart.pdfUne précision importante : on peut aussi utiliser l'hydrogène pour alimenter un moteur thermique, auquel cas on n'est pas débarrassé de la problématique des NOx mais le problème du CO2 ne se pose pas. Modifier les moteurs thermiques pour les alimenter à l'hydrogène n'est pas extrêmement compliqué. Ça peut être une solution pour les grosses puissances. A mon avis, les Américains, qui sont très pragmatiques, testeront les 2 solutions (pile à combustible et moteur thermique) et se feront une religion à la suite des tests.
Bonne journée.