Transdev baisse la voilure en Europe
Comme il l'avait annoncé fin mars avec la naissance du nouveau Transdev, Jean-Marc Janaillac confirme dans un article du Figaro le retrait du groupe en Suède, Finlande, Belgique, en partie aux Pays-Bas fin 2013, puis en Allemagne en 2014. Par ailleurs, la montée de la Caisse des dépôts dans le capital de Transdev est repoussé à octobre.D'ici à 2014, le rouge du nouveau Transdev ne flottera plus que dans un quinzaine de pays, au lieu de 27, début 2013.
Endetté, le groupe de transport public cédait mi-mai à la Deutsche Bahn tous ses actifs en Europe de l'Est, centrale et orientale. Et dans un article du Figaro daté du 9 juillet, Jean-Marc Janaillac confirme la suite de la vente de ses activités essentiellement en Europe, en vue de retrouver un équilibre financier en 2015.
"Nous serons peut-être en avance", déclare au quotidien le pdg du groupe.
En ligne en tout cas avec les objectifs annoncés par le nouveau dirigeant de recentrer l'activité sur une quinzaine de pays à l'international. "Sur des marchés porteurs et ne nécessitant pas de mobilisation de capitaux", commentait son secrétaire général, Jérôme Nanty en marge d'un déplacement aux États-Unis où le groupe compte, à l'inverse, continuer à se développer.
Connexxion restera chez Transdev"D'ici la fin de l'année, nous allons vendre nos activités en Suède, Finlande, Belgique, un quart de nos activités aux Pays-Bas", indique Jean-Marc Janaillac au Figaro. Aux Pays-Bas, Connexxion restera dans le giron de Transdev puisque le groupe a dû racheter début 2013 la participation de l’État néerlandais dans cette société pour 130 millions d'euros. Connexxion vient d'ailleurs de remporter le contrat des transports publics de la région d'IJsselmond, pour une période de 10 ans et pour un montant total de 230 millions d'euros.
"Et d'ici à la mi-2014, nous allons céder l'Allemagne", précise J.M Janaillac. Dans l'ex-fleuron ferroviaire de Transdev, le groupe n'a plus les moyens d'assumer financièrement les besoins de renouvellement de matériel roulant. Le groupe Deutsch Bahn, via sa filiale de transport public Arriva, ne peut pas être candidat à la reprise des activités de Transdev outre-Rhin. La compagnie ferroviaire allemande DB avait d'ailleurs été obligée de vendre les activités allemandes d'Arriva lors de l'acquisition, pour contenter l'autorité de la concurrence.
"Certes, nous vendons une partie de nos activités en Europe mais les deux-tiers de notre chiffre d'affaires après ces ventes (dont plus de la moitié interviendra en 2014) sera réalisé en Europe, où nous serons présents dans six pays", précise Jean-Marc Janaillac à MobiliCités.
Montée de la Caisse des dépôts un peu retardéeLe retour à l'équilibre du groupe de transports public codétenu par Veolia Environnement et la Caisse des dépôts (CDC) dépend également de la réduction de la participation de Veolia, au profit de la CDC, prévue depuis octobre 2012. Un accord devait intervenir "dans les prochains jours", indiquait le 7 juillet 2013 le directeur général de la CDC, Jean-Pierre Jouyet au Journal du Dimanche, mais l'opération a pris du retard. "Les actionnaires sont en discussion pour conclure un nouvel accord avant le 31 octobre", précise le groupe Transdev.
La Caisse doit monter à 60% au sein de Transdev, contre 50% actuellement, au terme de cette opération, grâce à la conversion de 800 millions d'euros de dettes en part du capital. En contrepartie, Veolia doit reprendre en direct la participation de 66% de Transdev dans la compagnie maritime en difficulté SNCM, qui dessert la Corse. Cette opération, initialement prévue au 30 juin 2013, a, elle, aussi été repoussée après des menaces de grève.