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On ne gagnerait pas 5 min en ne relevant que l'anachronique ralent à 30 à la traversée de Bourg à 60 (ou même 80... à grand frais), la longueur de la zone parcourue à cette vitesse étant relativement faible (le point d'applicatioin du ralent est en bout de quai, dans le sens Paris-Genève). Le projet un temps envisagé prévoyait un accès par les voies Saint-Amour, à VL60, mais ne fut pas retenu au final. La reprise des installations n'est plus d'actualité de toute façon (il faudrait faire un nouveau tour de table pour trouver les financements...). Peut-être dans quelques années... espérons-le.

Cramos, dans le sujet [2013] TGV Atlantique, Wrote:On est loin, très loin de l'idée d'un cadencement avec horaires lisibles et faciles à mémoriser...

Matthieu Wrote:Je pense que la plupart de nos concitoyens européens rigoleraient 5 minutes en voyant le "cadencement" proposé par le TGV Atlantique... Je me demande qui définit l'offre sur de tels axes. A qui la SNCF rend-elle des comptes ? Si c'est à elle-même uniquement, je comprends mieux.



Matthieu Wrote:qui définit l'offre que la SNCF doit mettre en place sur l'axe Paris - Rennes - Brest/Quimper par exemple ? Sur la base de quel cahier des charges ? Qui définit qu'il faut 23 allers-retours à Rennes, 7 à Laval, 2 à Vitré, 15 au Mans, 7 à Quimper, 9 à Brest ? Dans l'urbain et l'interurbain, les choses sont claires, il y a une AOT, respectivement intercommunalité et conseil général. Pour les TER, les choses s'éclaircissent, ce sont les régions qui se mettent petit à petit à piloter. Pour Transilien aussi, c'est désormais le STIF. Mais pour TGV ?
Et l'argument des impossibles contraintes d'exploitation, c'est devenu un classique dans la culture cheminote. A tel point que certains élus et techniciens en rigolent.
Pour des travaux à l'ouest de Morlaix, on arrête les trains à... 100 km à l'est de Morlaix?

Thor Navigator Wrote:On ne doit pas rencontrer les mêmes techniciens ou élus dans ce cas... La plupart des représentations d'associations d'usagers bien au fait de leurs dossiers n'ont pas cette vision simpliste et caricaturale de la situation, ce qui ne signifie pas qu'ils se satisfasse du fonctionnement actuel, vraiment peu satisfaisant (tout le monde en convient). Merci à Jibrail pour sa réaction pleine de bon sens.


Matthieu Wrote:Sans contrôle extérieur d'une autorité adaptée, on voit ce que ce type de politique donne encore en 2012. Alors que la plupart des autres EF européens (qui sont dans la même situation juridique !) arrivent à organiser des dessertes simples et lisibles pour les voyageurs (cadencement, marches-types identiques, larges amplitudes de service), l'EF français historique :
- n'estime pas intéressant de faire strictement partir un TGV toutes les heures à .00 de Rennes (ou de Paris, ou de Tours) en le doublant à la demie-heure à .30 dans les créneaux de pointe
- change les arrêts intermédiaires d'un même train en fonction des jours de fonctionnement, quand il n'est pas tout simplement supprimé
- réduit les amplitudes de service (premier/dernier train) en fonction des jours de la semaine

Jibrail Wrote:Matthieu Wrote:Sans contrôle extérieur d'une autorité adaptée, on voit ce que ce type de politique donne encore en 2012. Alors que la plupart des autres EF européens (qui sont dans la même situation juridique !) arrivent à organiser des dessertes simples et lisibles pour les voyageurs (cadencement, marches-types identiques, larges amplitudes de service), l'EF français historique :
- n'estime pas intéressant de faire strictement partir un TGV toutes les heures à .00 de Rennes (ou de Paris, ou de Tours) en le doublant à la demie-heure à .30 dans les créneaux de pointe
- change les arrêts intermédiaires d'un même train en fonction des jours de fonctionnement, quand il n'est pas tout simplement supprimé
- réduit les amplitudes de service (premier/dernier train) en fonction des jours de la semaine
Honnêtement, en particulier sur un axe comme Paris-Bretagne, est-ce que la demande est vraiment identique au départ de Paris le mardi soir, le vendredi soir et le samedi soir ?
Est-ce qu'il faut que tous les trains s'arrêtent au Mans, Laval et Vitré... ou aucuns d'entre eux ?
Et puis il faut vraiment arrêter de nous embrouiller avec les autres EF européens concernant la grande vitesse. Je prend un exemple au hasard, Hamburg-Münich, le grand axe nord-sud, les deux plus grandes villes d'Allemagne de l'Ouest, la première LGV allemande (sur une partie du parcours). Testons mardi 20 novembre 2012, c'est-à-dire demain :
- Tous les départs des ICE directs partent de Hambourg à +53, il est vrai.
- Il y a un train chaque heure au départ de Hambourg sont 5:53 et 17:53, sauf à 7:53, car il file vers Vienne après Nuremberg.
- Il y a des temps de parcours variables : 5h50, 5h52, 5h53, 5h54, 5h57, 6h07, 6h19, 6h24..., liés aux différences de parcours entre Nuremberg et Münich (Via Ingolstadt ou Augsburg), mais pas seulement (arrêt optionnel de Donauwörth, desserte de Nuremberg ou non).
- Ainsi les train de 06h53 et 14h53 desservent Augsburg et Nuremberg; ceux de 10h53, 12h53 et 16h53 desservent Augsburg mais pas Nuremberg (et gagnent 15 minutes), celui de 8h53 préfère shunter Augsburg pour passer par Ingolstadt (compensant le 7h53 qui file sur Vienne).
- Il n'y a aucun train supplémentaire à la pointe (du moins de trains directs).
- Il y a de nombreux arrêts intermédiaires systématiques, qui permettent tout un lot de correspondances. Mais le meilleur temps est médiocre : 5h50 pour 765 km (Via Ingolstadt), soit 130 km/h de moyenne... on va presque aussi vite en voiture alors qu'il y a une LGV sur les deux tiers du parcours (certes limité à 250 entre Hannovre et Würzburg) !
Sur d'autres lignes, la DB a mis en place de ICE "Sprinter" qui grillent les arrêts intermédiaires pour offrir de meilleurs temps de parcours. Ainsi sur Hambourg-Cologne, l'ICE Sprinter met 3h30 contre 4h00 pour les ICE cadencés. Mais outre qu'il n'y en a qu'un par jour (le matin), ce qui n'est pas très cadencé, il ne circule... que du lundi au jeudi !
Une grille horaire, c'est toujours un compromis...



Matthieu Wrote:Eh bien... Que d'arguments techniques ou de certitudes répétées inlassablement comme l'exploitant historique, et presque avec le même vocabulaire "Ca ne passera pas", "la fréquentation varie", "on aura des trains moins remplis", "c'est la faute à untel ou untel", "ça n'en vaut pas le coup", "on ne prend pas le TGV comme le TER et le métro", "la France n'est pas l'Allemagne", "en Bretagne ça roule bien"... La difficulté, c'est que, dans tout ce que vous avec développé plus haut, aucun argument ne se base sur les souhaits réels du client voyageur. AUCUN. Je ne peux pas vous en vouloir, j'arrive petit à petit à percevoir que c'est la culture cheminote qui veut ça. Comme si on faisait circuler des trains en tentant d'abord de résoudre toutes les contraintes internes - et elles sont sans doute nombreuses et pour certaines très pénibles - avant de se dire que ça pourrait bien servir à quelques personnes qu'on transporte au passage.
Ca me rappelle cette histoire de TER périurbain circulant quotidiennement au départ de Rennes mais en surcharge le vendredi. La SNCF locale n'a rien trouvé de mieux que de supprimer des arrêts intermédiaires le vendredi, créant de fait une particularité (et une colonne horaire) du vendredi, et rendant un service client tout à fait détestable en proposant pour plusieurs destinations de prendre le train d'avant (-60 minutes) ou d'après (+40 minutes de mémoire). Un cas isolé, évidemment, mais qui montre bien le décalage total avec la prise en compte des besoins réels des voyageurs, à savoir le fait de pouvoir compter sur le même train le vendredi que les autres jours de la semaine.
Tout cela me fait finalement penser à ces exploitants urbains qui, il y a 15 ans, et pour des raisons finalement très proches, ou avec des arguments tout aussi remplis de certitudes ("les gens savent bien qu'on attend plus le bus en heures creuses qu'en heures de pointe"), concevaient des réseaux essentiellement capacitaires, sans réflexion globale sur l'attractivité générée, avec juste l'idée que ça coûte le moins cher possible - en apparence - en optimisant à coup d'antennes, de terminus partiels, de variantes du matin, du soir, du samedi, du dimanche, de l'été, etc. Depuis, on est passé à tout autre chose dans la majorité des agglos françaises, la fréquentation a explosé, et le service public de transport n'a jamais été aussi attractif. Et ça, qu'on le veuille ou non, c'est basé sur la connaissance fine des attentes des clients. Et sur la simplicité de l'offre qui en découle, parce que prendre le transport public, c'est beaucoup plus compliqué et beaucoup moins sexy que prendre sa voiture ou ses pieds, en tout cas pour le commun des mortels.

Matthieu Wrote:Eh bien... Que d'arguments techniques ou de certitudes répétées inlassablement comme l'exploitant historique, et presque avec le même vocabulaire"Ca ne passera pas", "la fréquentation varie", "on aura des trains moins remplis", "c'est la faute à untel ou untel", "ça n'en vaut pas le coup", "on ne prend pas le TGV comme le TER et le métro", "la France n'est pas l'Allemagne", "en Bretagne ça roule bien"... La difficulté, c'est que, dans tout ce que vous avec développé plus haut, aucun argument ne se base sur les souhaits réels du client voyageur. AUCUN. Je ne peux pas vous en vouloir, j'arrive petit à petit à percevoir que c'est la culture cheminote qui veut ça. Comme si on faisait circuler des trains en tentant d'abord de résoudre toutes les contraintes internes - et elles sont sans doute nombreuses et pour certaines très pénibles - avant de se dire que ça pourrait bien servir à quelques personnes qu'on transporte au passage.

Ho que oui! Car les horaires qui changent tous les deux mois, ce n'est pas vraiment "pratique" pour les voyageurs. Et actuellement, il y a tellement de ralentissements* sur le parcours Nantes - Paris que tous les TGV arrivent avec 5 voir 10 minutes de retard à l'arrivée à Montparnasse, toutes les LTV n'ayant pas été prises en compte. Et comme en effet 2013 va être encore pire, je préfèrerai de loin un horaire détendu durant toute la période de travaux (2 ans, 3 ans?) plutôt que d'avoir cinq variantes par an, sans pour autant avoir la garanti d'arriver à l'heure.Thor Navigator Wrote:(tu aurais peut-être préférer avoir du mou 8 mois sur douze ?



gavatx76, dans le sujet [2013] TGV Atlantique, Wrote:Pour des travaux à l'ouest de Morlaix, on arrête les trains à... 100 km à l'est de Morlaix?
Matthieu Wrote:On est donc bien là au coeur du problème : la puissance publique a délégué à la SNCF la mission d'organiser la desserte GL du territoire, sans véritable contrôle a fortiori de la production ainsi réalisée. En quelque sorte, la SNCF est à la fois sa propre AOT et son exploitant fonctionnant pour le compte de cette AOT interne... un peu à la manière de sociétés purement privées qui ne feraient circuler des convois que sur les axes et les créneaux les plus rentables sans aucune autre obligation de service public. Sauf que la comparaison s'arrête rapidement, la SNCF étant largement subventionnée par l'Etat français.
capelanbrest Wrote:Quant à la Bretagne royaume de l'agro-alimentaire, et truffée de villes plus que "moyennes"(agglos comprises) et desservie par un réseau routier de qualité sans réel point noir, gratuit de surcroit, n'en parlons pas...
Jibrail Wrote:Une grille horaire, c'est toujours un compromis...
Jibrail Wrote:Au fait, je suis pas cheminot, comme nombre de participants ici, je suis juste un usager, pas passionné par les réponses toutes faites mais toujours intéressé d'apprendre des expériences et des connaissances des autres (et assez peu par les jugements de valeur à deux balles, merci).
Matthieu Wrote:Mais c'est dur de se remettre en cause.
Cramos Wrote:Bref, le chemin de fer ne tourne pas rond!




Thor Navigator Wrote:Le "monopole du savoir" (sic) ? Cette remarque est risible. Ce que je critique dans tes propos, c'est le parti-pris permanent, pas toujours de bonne foi qui plus est. Je comprends tout à fait les critiques (elles sont nombreuses sur les forums), mais à condition qu'elles soient argumentées et objectives. Faire de l'ironie et du discours à charge en permanence, ce n'est plus de la critique, c'est une approche de nature polémique. D'où le ton de ma remarque précédente.
Sur les dorsales bretonnes, RFF a fait le choix de travaux de jour, alors qu'il n'y a pas d'installations de contresens et que le trafic est quasi-nul de nuit. Dans des temps pas si éloignés, on installait des ITCS, sur un gros chantier type RVB touchant le réseau structurant. C'est devenu exceptionnel aujourd'hui, dans le cdf désintégré à multiples acteurs. Le fait que l'intérêt du voyageur (ou du chargeur) passe en dernier, dans ce type de situation du moins, ce n'est pas du fait transporteur, aussi honni soit-il... Pour la limitation à St Brieuc, comme déjà rappelé, il faudrait regarder la situation réelle, au niveau des interruptions sur l'infra. Et les possibilités de crochet à Morlaix sont limitées.

viadi Wrote:Juste un détail...
Il y a 2 ans j'étais allé à Brest en TGV pour 68EUR l'aller retour en 1e (tarif Prem's). Désormais rien en dessous de 100EUR l'aller retour (au même tarif). 47% d'augmentation en deux ans... Aux jours/heures auxquelles je pouvais voyager cette année, pas de prem's, il aurait fallu voyager en Loisir à 140EUR l'AR en 1e
Il y a un an, aller retour en idTGV 1e à 50EUR. En septembre dernier, voyage à 82EUR, 64% d'augmentation....
Le seul hic est que mon salaire n'augmente pas au même rytme...
Je doute qu'en période de crise beaucoup de français aient des salaires qui augmentent aussi rapidement.

si tu es majoritaire comme tu le penses, à terme la SNCF révisera sa politique prix, mais j'en doute.

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