par 15063 » 10 Mai 2010 12:30
France, Grande-Bretagne et Espagne sont allés très loin dans la politique anti-tram. Les autres pays de l'Ouest ont été... plus nuancés même si les villes qui ont quand même supprimé les trams le regrettent, surtout quand elles reçoivent le devis pour les reconstruire (cf Liège...) . La RFA a également supprimé des réseaux, y compris dans des grandes villes (Hambourg, Aix La Chapelle, Wuppertal), mais les constructeurs de matériel électrique (Duewag, Siemens) ont su défendre leurs intérêts face un lobby routier représenté par des firmes prestigieuses.
En Europe de l'Est, le contexte de pénurie a conduit à maintenir avec peu de moyens ce qui existait. Il fallait bien transporter les travailleurs et le coût de la MO pour entretenir les trams n'était pas un problème. D'où ces réseaux ayant dépassé la limite d'usure au moment de la chute du mur. Ce tramway bi-mode (car il ne s'agit finalement que d'un Combino classique dieselisé) montre l'ingéniosité dont ont su faire preuve les gens du Harz pour maintenir les transports publics dans un contexte de marasme économique et d'explosion de la motorisation individuelle. Il est probable que le trafic assuré par le tram suburbain soit tout juste suffisant pour faire rouler un bus chez nous. Mais il justifie la conservation à la fois du réseau de tram mais aussi de la ligne de train.
On aimerait que l'on fasse autant preuve d'ingéniosité, par exemple sur les chemins de fer de Provence. Ce tram diéselisé serait bien adapté aux navettes suburbaines de Nice et moyennant la pose d'une 3e file de rails, il pourrait continuer sur le réseau des trams urbains jusqu'à la gare SNCF.