LIGNES DE TRAM A ET B
De l'acide dans les valideurs :
attention danger !
par La Rédaction du DL | le 12/04/08 à 07h55
Les utilisateurs des lignes A et B de tram ont sans doute remarqué depuis le début de l'année un nombre anormalement important de valideurs hors service. Les valideurs, ce sont les bornes qui permettent de composter les billets de transport ou les cartes magnétiques.
"Mise en danger d'autrui"
« Depuis début janvier », explique Jacques Chiron, président de la Sémitag, « une centaine de ces bornes a été volontairement détériorée par un ou des individus ». Toujours selon le même mode opératoire, un procédé qui inquiète le président. « De l'acide est utilisé, un acide extrêmement dangereux. Plus que l'acte de vandalisme, ce sont les conséquences éventuelles qui nous inquiètent. Avec le produit utilisé quelqu'un pourrait être blessé. Nous avons donné comme consigne aux agents de faire une inspection le matin et de nettoyer les appareils avec de l'eau afin de faire disparaître les résidus éventuels d'acide ». Heureusement, depuis que ces actes sont apparus, aucun usager n'a été blessé.
La société de transport de l'agglomération grenobloise a déposé jusqu'à présent deux plaintes et une enquête est en cours. « Il y a mise en danger d'autrui. Le ou les auteurs risquent donc la correctionnelle », lance Jacques Chiron. Selon lui, c'est la première fois que le réseau de tram est "victime" d'une attaque répétée. « Pour le moment, ces dégradations à l'acide n'ont pas été revendiquées ».
Des actes commis la nuit
Depuis presque 4 mois, le ou les auteurs n'ont pu être identifiés. Ils agissent sur les lignes A et B, dans tous les quartiers et plus particulièrement aux stations à proximité du campus universitaire. « À chaque fois, ils ont commis leur méfait la nuit ». De l'acide est projeté dans la fente destinée - normalement - à recevoir les titres de transport. Une projection qui détériore les éléments électroniques de la machine ce qui la rend inutilisable.
Financièrement, ces actes de vandalisme ont bien évidemment un coût. 100 000 euros déjà. Une coquette somme à laquelle s'ajoute le manque à gagner, les usagers ne pouvant valider leur titre de transport se déplacent en effet gratuitement. « Le manque à gagner est estimé entre 50 000 et 80 000 euros. Total donc 180 000 euros ! », signale Jacques Chiron, « une somme supportée par les contribuables ».
POUR EN SAVOIR PLUS
Voir l'article et la vidéo interview de Jacques Chiron sur
www.grenews.comMatthieu ESTRANGIN
Paru dans l'édition 38H du 12/04/2008