Le GNV (enfin le gaz, y'a aussi une appelation GNC mais je connais pas très bien le vocabulaire technique, m'en voulez pas trop
Pire encore, de nombreuses lignes ayant du matériel GNV ont ces pentes à subir, comme 138 ou 124. Le matériel est mis à rude épreuve dans ces conditions, et partant sa durée de vie se réduit... L'usage de trolleybus serait évidemment la solution idéale, mais en leur absence un bus diesel serait plus adapté qu'un GNV...
Donc bref, avec le choix du GNV on se retrouve avec des bus à la durée de vie réduite = nécessité de les remplacer plus souvent = surcoût par rapport au diesel.
Ceci dit l'argument du GNV est celui de la propreté écologique, et on pourrait alors dire que certes les GNV engendrent un surcoût mais que le gain sur la pollution qu'ils amènent peut le justifier. C'était sans compter sur deux éléments : 1) le GNV pollue quand même, sauf que les gaz émis sont des gaz différents de ceux émis par une combustion diesel 2) surtout, les progrès en terme de pollution sont et seront plus rapide en diesel qu'en GNV, simplement parce que le diesel peut profiter des innovations de l'industrie automobile, ce qui n'est pas le cas du GNV vu que c'est une énergie spécifique aux bus.
Finalement on se retrouve avec des bus inadaptés à la topographie locale, et dont l'avantage écologique n'est pas si évident que ça... Alors outre la réutilisation de trolleybus sur les lignes à profil difficile (124, 121, 138 - à équiper -, et peut-être d'autre, je ne connais pas le réseau par coeur), je pense que Nancy ferait mieux de ne plus acheter de GNV et de ne faire qu'avec du diesel, même si je pense bien que la décision du tout-GNV est plus politique que technique...
PS : la future T2 résoudra une partie des "lignes à problèmes" vu qu'elle sera équipée au moins de trolleybus sur (grosso modo) le parcours de l'actuelle 124, qui souffre vraiment dans les lacets Pinchard... Pour les autres lignes, la problématique reste entière.






