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Le 12 décembre, la SNCF supprimera les arrêts TGV qui relient directement la gare de Culoz à Paris (un aller-retour sur deux jours). Les usagers devront désormais rejoindre Bellegarde et sa nouvelle ligne TGV du Haut-Bugey, ou Lyon en TER.
Depuis cette annonce, utilisateurs, professionnels et élus locaux ont levé les boucliers. Mobilisations (la prochaine est prévue vendredi à 17 heures en gare de Culoz), missives au plus haut de l’État, réunions d’information et pétitions s’enchaînent pour ne pas voir disparaître cette halte historique sur le quai n° 1.
La SNCF, “Culoz sera mieux desservie en TGV qu’avant”
« Désormais les utilisateurs devront faire 30 minutes de voitures pour rejoindre Bellegarde (N.D.L.R. : le trajet est estimé à 20 minutes en TER) et il faut se garer, payer le parking », argue Claude Laurent, président du comité de défense des usagers du train en Bugey-Chautagne. « Et puis à Bellegarde comme à Lyon, il faut prendre en compte les délais de correspondances », ajoute-t-il.
Josiane Baud, directrice régionale de la SCNF, juge que l“affaire” est un faux problème : « Culoz était dans une situation exceptionnelle. Il y a énormément de villes plus importantes qui n’ont pas le TGV. Culoz sera encore mieux desservie en TGV aux départs de Bellegarde et Lyon. Cette gare est loin d’être mal lotie ». La SNCF assure, par ailleurs, que les correspondances seront réadaptées pour être plus efficaces. En 2011, il y aura, par jour : 22 TER entre Culoz et Bellegarde, six TGV au départ de Bellegarde et un de Lyon pour rejoindre Paris et huit (cinq de Bellegarde et trois de Lyon) pour le chemin inverse.
Le TGV : un véritable symbole
Un dernier point fait grincer des dents. Les passages actuels du TGV reliant Annecy à Paris qui ne font que traverser la gare de Culoz. « Pour sept ou dix minutes d’arrêt, on refuse qu’il s’immobilise », peste Claude Laurent. « Techniquement c’est impossible. Il y a une voie unique on serait obligé de supprimer des TER », répond la directrice régionale. « Je crois que ce qui fâche c’est qu’on touche à un symbole », ajoute-t-elle.
Le Bugey, ses 50 000 habitants et la Chautagne semblent en effet avoir du mal à se faire à l’idée de voir cette technologie de pointe déserter un territoire considéré comme enclavé.
Pour beaucoup c’est une attractivité en terme d’emplois, de vie des entreprises, de tourisme et de vie locale qui quitte les lieux.






IVAN Wrote:Ouais... 4 TGV à St É., probablement à cause de la saturation de la ligne...et puis la relation TER avec Lyon est performante.
Pour Culoz, en effet, très surréaliste.... Belley n'atteint pas 10 000 âmes...et j'attends qu'on me trouve les 50 000 hab. évoqués par le DL....
L'information n'est pas confirmée, mais elle pourrait faire du bruit. Réuni vendredi, le conseil d'administration de la SNCF a eu droit à une présentation du dossier du TGV des Carpates, qui sera mis en service le 12 décembre. La responsable « voyage », tandis qu'elle évoquait le Bugey, aurait également annoncé que deux relations directes seraient maintenues avec Culoz. Une indiscrétion qui pourrait satisfaire le collectif regroupant élus, usagers et industriels du Bugey qui s'est mobilisé ces derniers mois pour garder une relation TGV directe avec Paris.
motrice125 Wrote:Bonjour Est ce qu'un TGV doit s'arrèter dans tous les petits bleds parce que le réseau TER n'offre pas assez de relations ?
102.010 Wrote:Que Belley en souffre c'est effectivement dommage, mais Culoz c'est vraiment tout petit.

CC 6549 Wrote:102.010 Wrote:Que Belley en souffre c'est effectivement dommage, mais Culoz c'est vraiment tout petit.
C'est comme tout en France, services publics, retraites, ... c'est dommage tout le monde s'en fout ! Sauf que les gens de belley viennent prendre le train à Culoz !


CC 6549 Wrote:Sauf que ce serait un échec parce que les gens n'en voudraient pas, si ce n'était pas le cas d'ailleurs il faudrait un bus et pas un minibus, ils préfèreraient changer de train à Lyon ou Bellegarde. D'un point de vu sociologique dans le Bas-Bugey c'est soit voiture + train, soit train, soit voiture.
Qu'est-ce qui coute le plus cher, un arrêt TGV ou un aller-retour en bus sur Lyon ?

Humeur. Le champion « grande vitesse » d’un Bugey enclavé
Certains surnoms amusent, d’autres ont le don d’agacer. Dans ce registre, le désormais célèbre « TGV de Culoz » fait sortir de ses gonds plus d’un bas Bugiste. Cette expression, chère au journaliste de France télévisions Patrick Montel, est régulièrement utilisée pour désigner Christophe Lemaitre depuis le début des mondiaux d’athlétisme.
Certes, faire référence à la petite commune du Bugey à une heure de grande écoute ne peut pas porter préjudice à la région. Mais lorsqu’on sait, qu’il y a un an quasiment jour pour jour, près de 800 personnes avaient manifesté sur les voies de chemin de fer pour protester contre la suppression annoncée des arrêts TGV en gare de Culoz, il y a de quoi interpeller.
Il ne s’agit pas ici de faire un mauvais procès à Patrick Montel, qui n’a vraisemblablement pas eu vent de ce combat citoyen, mais de relayer les frustrations locales des entrepreneurs, élus et autres usagers des chemins de fer. Depuis le début de l’année, les bas Bugistes sont privés de la seule desserte TGV qui existait sur le secteur. Et même « le TGV de Culoz », aussi rapide soit-il, est aujourd’hui contraint de voyager en wagon TER pour rejoindre ses terres natales.
Les entrepreneurs du bas Bugey tirent la sonnette d’alarme
Économie. Enclavement, fermeture de services publics, réseau de téléphonie mobile aléatoire… Face à ces difficultés, les chefs d’entreprise poussent un coup de gueule pour être entendus des décideurs publics
Fermes et décidés à se faire entendre, les chefs d’entreprise du bas Bugey montent au créneau. Via l’association Bugey développement, qui représente 43 sociétés et près de 3 000 salariés, ils viennent de rédiger une lettre ouverte pour exprimer leur colère. Le titre du document parle de lui-même : « Alerte aux élus, chambres consulaires et représentants de l’État ».
En d’autres termes, la coupe est pleine. « Nous sommes un groupe d’entrepreneurs dynamiques et amoureux de notre territoire. Jusqu’à maintenant, nous avons été sagement écoutés, mais pas entendus. Aujourd’hui, nous souhaitons être considérés comme une réelle force de proposition par les institutions territoriales », explique Jean-Pierre Falconnier, président du conseil de surveillance de la CIAT, la plus grosse entreprise de l’Ain.
Le message de l’association, sous la bannière du slogan « Réussir ensemble », se veut apolitique et n’attaque personne en particulier. Mais trop, c’est trop. Les motifs de mécontentement sont autant d’épines dans le pied des entrepreneurs. « Nous souffrons d’un enclavement géographique, précise René Mignogna, délégué général de l’association. Or, depuis près de 20 ans, tous les investissements structurants lourds qui ont été réalisés sur le département ont bénéficié à d’autres territoires que le nôtre. »
Ce handicap est particulièrement préjudiciable au transport de marchandises. Aujourd’hui, un poids lourd quittant une entreprise belleysane doit se rendre à Aoste, en Isère, pour aller attraper une bretelle d’autoroute. « C’est la moins mauvaise des solutions, la traversée du tunnel du Chat étant interdite aux transporteurs de l’Ain », ajoutent de concert les entrepreneurs. Oui mais voilà, cette petite escapade de trente kilomètres relève du parcours du combattant. « Aujourd’hui, nous plaidons pour que des aménagements soient réalisés sur le tronçon Belley-Virignin-Peyrieu. Il est nécessaire de créer une voie rapide qui permette d’éviter les petites communes. Nous avons financé une étude en ce sens et fait des propositions. Tout le monde a semblé intéressé, mais on ne voit rien venir », ajoute Jean-Pierre Falconnier.
Toujours au chapitre « mobilité », la suppression de l’arrêt TGV en gare de Culoz reste en travers de la gorge des chefs d’entreprise. « Tous les jours, le TGV qui relie Paris à Annecy s’y arrête pour un changement de chauffeur, mais les portes ne s’ouvrent pas pour embarquer les passagers. C’est du foutage de gueule. » Et pour couronner le tout, les dessertes TER à Culoz et Virieu-le-Grand sont inadaptées aux horaires des actifs et des étudiants…
Autre point noir dénoncé par les chefs d’entreprise, les faiblesses des réseaux de communication. « À 10 kilomètres de Belley, c’est la fracture numérique. Certains entrepreneurs sont équipés de deux téléphones reliés à deux opérateurs pour tenter de capter un réseau. Idem pour Internet où le débit est quasi nul dans les campagnes. Des salariés sont équipés de clés 3G, mais il n’y a pas de réseau… »
Si on ajoute à cela la fermeture du tribunal et les sérieuses menaces qui pèsent sur l’hôpital de Belley, l’attractivité du territoire en prend un coup. Et pour couronner le tout, la seule formation BTS existant sur le secteur, « qui donnait satisfaction et répondait à un réel besoin des entreprises », a tout bonnement été supprimée cette année. « Nous avons un des taux de chômage les plus bas du département et un tissu économique solide, explique Jean-Pierre Falconnier. Pourtant, de nombreuses entreprises ont des difficultés à recruter du personnel qualifié. Nous faisons tout notre possible pour former nos salariés en interne, mais cette démarche a un coût et des limites. Les entreprises s’usent à développer leur activité et à trouver des solutions provisoires. Il faut maintenant que les décideurs publics se rendent compte que sans industrie, c’est la mort du territoire. Depuis 10 ans, aucune nouvelle société industrielle ne s’est implantée ici, et si rien n’est fait pour désenclaver le secteur, certaines vont plier bagages dans les années à venir. »Jean-Marc Fognini : « Des projets se mettent en route »
Jean-Marc Fognini, conseiller général et maire de Belley
>> Le problème du désenclavement a-t-il été sous-estimé ?
Aujourd’hui, nous avons pris un retard considérable et cela risque de mettre en péril notre économie. Je reste persuadé que cette question est l’enjeu majeur des années à venir. Il est donc nécessaire d’amener rapidement des réponses fortes.
>> Pour l’heure, quelles sont-elles ?
Avec un groupe de conseillers généraux du secteur, nous avons demandé une révision du schéma départemental de voirie, qui oubliait une fois de plus le bas Bugey. Notre demande a bien été prise en compte, puisque deux avant-projets m’ont été présentés. Le premier concerne la déviation de Peyrieu, le second celle du hameau de Cordon. Ces deux réalisations permettraient une amélioration de l’accès à l’autoroute 43. Dans les semaines qui suivent, nous devrions également rencontrer les élus de l’Isère pour voir ce qui est réalisable au niveau de la commune d’Aoste.
Nous avons également relancé le projet de déviation de Belley. Une enquête publique est sur le point de démarrer. Si tout va bien, les travaux pourraient s’achever fin 2013. Des projets se mettent en route…
>> Et concernant l’arrêt des dessertes TGV en gare de Culoz ?
Sur ce dossier, on a vraiment l’impression que le territoire est méprisé par la SNCF. On nous a objecté qu’une desserte était trop compliquée et coûteuse. Mais au final, le TGV s’arrête presque tous les jours en gare pour une halte technique… Pour moi, cela reste un combat juste, car nous n’avons pas demandé l’impossible. Avec le Codutrebc (Comité de défense des usagers du train en Bugey-Chautagne), nous n’entendons pas laisser tomber cette question, tout comme celle de l’amélioration des dessertes TER en gare de Virieu et Culoz.
>> Autre dossier abordé par les chefs d’entreprise, la suppression de la seule section BTS du bas Bugey…Lorsqu’on s’est battu pour préserver cette formation, les services du rectorat nous ont rétorqué que notre territoire manquait d’attractivité et de dessertes ferroviaires. C’est le serpent qui se mord la queue…
Recommandation n° 30,
Demande d’arrêt TGV en gare de Culoz afin de permettre l’aller-retour Culoz / Paris dans la journée : la Médiatrice recommande à SNCF et RFF d’étudier la faisabilité pour 2013.
Suite donnée à la recommandation :
Une étude pour la mise en place d’arrêts en gare de Culoz permettant l’aller-retour Culoz / Paris dans la journée est en cours pour le service 2013.
« Tous les jours, le TGV qui relie Paris à Annecy s’y arrête pour un changement de chauffeur, mais les portes ne s’ouvrent pas pour embarquer les passagers. C’est du foutage de gueule. »


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