par Thor Navigator » 10 Sep 2026 23:47
Bonjour,
la question s'est posée, à la fin des études de la LGV Est, du prolongement éventuel les voies d'évitement de Champagne-Ardenne TGV, non prévu à l'origine. L'intérêt était limité : permettre une desserte GV de la gare nouvelle, de/vers l'Est, dans l'ombre (au départ en sens impair, à l'arrivée dans le sens pair) d'une circulation sans arrêt de/vers Reims. On a eu (je n'ai pas regardé si c'est encore le cas) dans la trame une configuration à 3 sillons (IS/radial sans arrêt/radial Paris-Reims également sans arrêt à CGV) avec exclusion entre mission IS et mission de/vers Reims), du fait du tronc commun entre la bif de Bezannes (raccordement de Trois Puits côté LGV) et la gare nouvelle (l'intérêt d'avoir les 3 missions étant la souplesse offerte pour les demandeurs). Les contraintes de financement de la LGV Est (ce dernier donna lieu à plusieurs missions auprès des collectivités et de l'UE confiées à des hauts fonctionnaires) ont conduit à ne pas retenir cette évolution du projet.
La configuration de la gare n'interdit pas les coupes/accroches (que la signalisation permet, avec des performances correctes pour la TVM, dans le sens "normal" des circulations, idem à Meuse TGV et Lorraine TGV) et on peut desservir les deux gares (CGV et Reims centre), même si ça ne présente pas beaucoup d'intérêt (et rallonge le temps de parcours pour les voyageurs de la gare centre et des Ardennes).
L'inconvénient des coupes/accroches (plus encore les secondes), c'est que ça rallonge le temps de parcours pour une des deux rames dans un sens et pour les deux eux dans l'autre (accroche), tout en nécessitant un second conducteur, qui le plus souvent dans ce type de configuration, sera "en voiture" sur la première partie du parcours (dans les grandes gares où il y a suffisamment de trafic pour justifier des "résidences"/UP traction, on peut prévoir des début/fin de service articulées avec les coupes et forcements : c'est le cas de Bordeaux ou Lyon Part-Dieu par exemple, ou encore Strasbourg). Le bilan coût/avantages l'emporte quand le niveau des péages est élevé et/ou les capacités disponibles sur la LGV limitées. Exemple typique : les coupes/accroches à Lyon Saint-Exupéry TGV.