Bonsoir
En fait, le raccordement avait été refait afin de pouvoir rallonger les voies de la gare d'Orléans.
Ce que tu montre en rouge était le raccordement d'origine.
Tous les détails sont dans un vieux numéro de la revue Chemins de Fer, mais je ne sais plus lequel.
Sinon, voici un bref historique de la gare d'Orléans que j'avais écrit pour mon livre Trains et Tramways d'Orléans publié l'année dernière (pub perso

).
Je me cite donc :
Ouverte à l'exploitation commerciale le 5 mai 1843 lors de la mise en service de la ligne de Paris, la gare d'Orléans était initialement conçue comme un simple terminus.
Toutefois, avec la réalisation des lignes de Tours et de Vierzon, suivies ensuite par les autres branches de l'étoile ferroviaire orléanaise, les installations deviennent rapidement exigües. Il faut donc procéder à des travaux d'agrandissement, lesquels comprennent notamment la construction d'un nouveau bâtiment en 1880.
Au début du XXème siècle, la gare est à nouveau remaniée. Les deux services d'arrivée et de départ des voyageurs sont regroupés au fond du hall. Un accès direct sur le boulevard est dréé et le buffet est agrandi. Au niveau des voies, une vaste marquise à trois travées couvre les voies à quai, désormais au nombre de huit, au lieu de six précedemment, avec de part et d'autre deux ailes en maçonnerie. En outre, on note l'existence d'une vaste gare locale pour les marchandises du côté ouest, le long de l'avenue de Paris. Celle-ci fait face côté est à des ateliers et à deux dépôts, l'un pour la Compagnie du Paris - Orléans, et le second pour les chemins de fer de l'Etat. L'ensemble de ces installations est mis en service en 1905 (date de l'abandon de l'ancien raccordement de la photo de Frantz).
Les bombardements de 1944 ont démoli entièrement les ateliers et le dépôt, ainsi que la quasi-totalité de la halle aux marchandises, toute la partie nord du hall et une partie des ailes du bâtiment voyageurs.
Il fallait donc reconstruire et la SNCF en profita pour proposer une nouvelle gare de passage qui aurait entraîné l'élimination des manoeuvres de rebroussement et des navettes avec la gare des Aubrais (si vous avez le Lartilleux il y a le plan, celle-ci se serait trouvée au niveau de l'actuel boulevard de Québec que l'on voit traverser les voies sur la photo, là où il y a une deuxième rotonde). Mais ce projet fut fermement rejeté par la ville d'Orléans et, le 25 mars 1965, une nouvelle gare faite de béton, d'acier et de verre est inaugurée. Elle est située sensiblement à l'emplacement de l'ancienne, la façade du nouveau bâtiment dédié aux voyageurs étant reculée d'environ 80 mètres. A cette occasion, le dépôt des machines est transféré aux Aubrais et les voies dédiées au trafic des marchandises ont émigré vers le nord, au-delà du boulevard de Québec (là où on voit la seconde rotonde dont je parle plus haut). Environ 16 hectares ont ainsi été libérés et remis à Orléans, ce qui a permis de créer le parking Münster et tous les immeubles du quartier de la gare dans l'espace situé entre cette dernière et l'avenue Emile Zola (en-dessous de la première rotonde évoquée par Frantz et de la prison que l'on aperçoit juste en dessous du train rouge. J'habite d'ailleurs l'un de ces immeubles).
Depuis, la situation a une nouvelle fois évolué. Tout d'abord, la gare de 1965 a été intégrée au centre commercial de la place d'Arc en 1986. Ensuite, de 2005 à 2007, la gare a de nouveau été reconstruite, avec notamment la réalisation d'une vaste verrière ouvrant sur l'avenue de Paris, dont la toiture est composée à 80 % d'aluminium et à 20 % de verre. Elle a été inaugurée en janvier 2008, mais il reste maintenant à terminer la liaison piétonière avec la station de tramways, projet qui a pris beaucoup de retard.
En espérant avoir éclairé un peu votre lanterne.
Amitiés
Pierre