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Les trains du RER D vont être équipés de l'« ABS »
En raison de la sensibilité aux incidents de la ligne D du RER, qui assure chaque jour plus de 2 fois le trafic de tous les TGV, le STIF et SNCF ont décidé d'investir plus de 20 millions d'euros pour équiper les trains de la ligne d'un dispositif anti-blocage des roues.
Des élus s'opposent au projet de RER D omnibus
TRANSPORTS - Valérie Pécresse (UMP) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) ont manifesté mercredi contre une mesure qui rallongerait le temps de trajet de la ligne de RER pour rendre la circulation des trains plus fluide.
"Non" à un RER D qui desservirait systématiquement toutes les gares du Val-de-Marne. La patronne de l'UMP régionale Valérie Pécresse et l'ex-candidat à l'Elysée et député-maire de Yerres (Essonne) Nicolas Dupont-Aignan ont manifesté mercredi avec une dizaine d'élus contre un projet qui rallongerait le temps de parcours pour les usagers.
Les élus se sont rendus devant le siège du Syndicat des transports d'Ile de France (Stif) pour demander au président de région PS, Jean-Paul Huchon, d'acheter des rames supplémentaires plutôt que d'envisager cette mesure. "L'arrêt dans toutes les gares du Val-de-Marne ne résoudra rien. Il faut plus de trains", a estimé Valérie Pécresse.
Corbeil-Paris plus long que Paris-Reims
"Pour 150.000 usagers, cette mesure suppose une semaine et demi de plus par an dans les transports, à raison de 6 minutes de trajet en plus entre Paris et Villeneuve-Saint-Georges", a avancé Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République. "On n'a pas le droit de traiter les Franciliens comme du bétail". "Il va falloir plus de temps pour faire Corbeil-Paris que pour faire Paris-Reims (45 minutes, ndlr)", a dénoncé François Durovray, conseiller régional UMP.
Dans un tract, ces élus demandent "le maintien de la desserte actuelle au sud de Paris en décembre 2013", "la réalisation en gare de Pompadour d'un deuxième quai, permettant l'utilisation de deux voies en période de pointe", "la modernisation de la signalisation et l'acquisition de rames supplémentaires".
Doléances également à gauche
Le vice-président de la région Ile-de-France en charge des transports et vice-président du Stif, Pierre Serne (EELV), a reçu les élus. Il leur a assuré que le schéma de desserte ne serait définitivement arrêté qu'en février prochain, et qu'il n'était pas question que le RER D ne soit qu'omnibus. Selon les hypothèses "les plus pessimistes", l'allongement d'un trajet en cas d'un train omnibus serait de "5 à 8 minutes".
Les doléances des élus seront rediscutées le 19 décembre lors d'un comité de ligne du RER D, où sont invités les élus et associations d'usagers. La mesure est également critiquée à gauche. Le maire PS d'Evry, Francis Chouat, a indiqué qu'une telle mesure "applicable dès 2014" était "inacceptable" et que les élus de l'agglomération Centre Essonne s'opposaient à de nouveaux arrêts à Maisons-Alfort, Villeneuve-Saint-Georges et au Vert-de-Maisons.
Concertation le 19 décembre
"Il a été demandé à RFF et à la SNCF d’étudier la possibilité de mettre en œuvre cette nouvelle desserte de manière progressive pour en mesurer concrètement les gains en matière de régularité", a indiqué le Stif dans un communiqué, reconnaissant "des allongements de temps de parcours sur les trajets depuis la grande couronne".
Le Stif précise que ces modifications seront examinées lors d'un comité de ligne prévu le 19 décembre. Le 13 décembre, le Stif votera en outre l'acquisition de six nouvelles rames à deux niveaux auprès de la Région Nord-Pas-Calais, une demande formulée à plusieurs reprises par les élus UMP.

Rémi Wrote:Salut
Donc le feuilleton - clochemerlesque - continue...
Pour faire passer plus de trains, indépendamment de la question du retournement de ces trains soit Gare de Lyon soit à Châtelet, ce n'est certainement pas en gardant des missions hétérogènes entre Paris et Villeneuve qu'on y arrivera.
D'autre part, c'est toujours le même couplet : les zones les plus denses de la banlieue ne sont pas forcément celles qui sont le plus desservies, ce qui n'est pas logique, d'autant qu'avec les constructions en cours dans le secteur, il faudra forcément plus d'arrêts. A moins que ces élus ne préfèrent que leurs trains ne s'arrêtent en pleine voie parce que le précédent occupe toujours la gare...
Et puis ces mêmes élus ne peuvent s'en prendre qu'à eux mêmes : on pourrait faire mieux sur les RER si on n'avait pas la danse du Grand Paris...
A+
Rémi




Rémi Wrote:. Donc en réalité, on a bien deux voies RER et seulement 2 voies entre Paris et Villeneuve. Les voies 1 et 2 sont pour le TGV, les 1bis et 2bis pour le RER, les 1M et 2M pour TER, Transilien grande couronne et IC. Si on veut que le RER utilise 4 voies, il faut accepter les sujétions liées à la mixité de trafic en nombre et en qualité de sillons.


Rémi Wrote:La spécialisation des voies permet
- de dédier des infrastructures, et donc potentiellement des équipements (signalisation, hauteur de quais) adaptés aux spécificités du RER
- d'éviter les interdépendances, c'est à dire la propagation de retards d'origines diverses
- d'optimiser la capacité de l'infrastructure en séparant les courants de vitesses différentes








Thor Navigator Wrote:Dans le cas qui nous intéresse ici, à moins qu'on vise la suppression de la v1M, concentrer le trafic sur une voie/sens alors qu'on est sur un tronçon peu chargé hors trafic RER D est difficilement compréhensible, si ce n'est l'effet du choix du quai unique de Pompadour conjugué à la généralisation des arrêts... choix qui de mon point de vue ne brille pas par sa cohérence (soit Pompadour continue à ne concerner qu'une partie des trains et réduire le nb de voies à quai peut être envisageable si le PdT visé n'induit pas de domestication d'une partie des sillons (on accepte dans ce cas une souplesse d'exploitation réduite), soit on vise un arrêt systématique, et vu la nature des missions demeurant hétérogène et la capacité disponible sur ce tronçon, on monte les arrêts qui le nécessitent en alternat, afin d'éviter la double peine pour les voyageurs (majoritaires) non intéressés par la desserte de Pompadour (augmentation mécanique du temps de trajet du fait de l'ajout de l'arrêt + effet de la domestication d'une partie des circulations).


Visite de la « tour de contrôle » du RER D
C’est tout près de la gare de Lyon que sont prises les décisions de régulation du trafic. Nous y avons suivi dix passagers de la ligne.
Difficile de croire que la gestion de 160 km de lignes, 450 trains et 600000 voyageurs quotidiens n’occupe qu’une seule pièce relativement petite. Pourtant, c’est là, dans une rue toute proche de la gare de Lyon à Paris (XIIe), que se trouve le Centre opérationnel Transilien (COT) du RER D, la « tour de contrôle », comme aiment à l’appeler les employés de la SNCF, même si l’amoncellement d’écrans plus ou moins vieillissants soutient mal la comparaison avec le film « Minority Report ».
« Ce soir, nous allons vous expliquer tout ce qui se met en route en coulisses lorsqu’il y a un problème sur la ligne », explique Franck Baneck, le responsable de la communication de la ligne D, aux dix passagers invités par l’entreprise à visiter le COT. Les mines sont plutôt dubitatives parmi ceux-ci. Pour Joël, qui fait tous les jours Evry - Marne-la-Vallée, « le RER D, c’est l’horreur ». Laurent, de Ris-Orangis, ne la prend que parce qu’il n’a « pas le choix ». Emmanuel, usager du RER B, est venu voir « si c’est pire sur la D »…
Mais nos dix visiteurs n’ont pas de chance : malgré l’heure de pointe (de 18 heures à 20 heures, un mercredi), il n’y a aucun problème majeur sur la ligne… A tel point que même le gestionnaire des plans de transport, José, le grand manitou du COT, a le temps d’expliquer un peu son travail. Un conducteur aperçoit une vache sur la voie ? La signalisation est défectueuse à la suite d’un vol de câbles ? Un voyageur a tiré le signal d’alarme sans raison ? C’est lui qu’on informe en premier et qui, le cas échéant, prend des décisions pour rétablir le trafic.
« C’est un job assez stressant. En période de perturbations, on ne voit pas le temps passer », assure José qui, comme tous ses prédécesseurs à ce poste, est cheminot depuis longtemps. « Le plus problématique, c’est l’accident de personne. Il faut composer avec une multitude d’autres entités, comme la police ou les pompes funèbres, ce qui ne nous aide pas à rétablir le trafic rapidement. » C’est aussi lui qui prend la décision, qui lui vaut régulièrement la haine anonyme de milliers de passagers, de supprimer des trains. « On essaie toujours de proposer l’alternative la moins pénible. Après, c’est surtout une question de communication, d’où le rôle crucial des gestionnaires des informations voyageurs. »
C’est pourquoi ils sont assis juste à deux pas du petit studio de Radio ligne D, qui diffuse des flashs info toutes les sept minutes en heure de pointe. « Ils sont ainsi au plus prêt de l’information, qu’ils pourront faire remonter en direct au PC infos, qui se charge de sa diffusion sur tous les supports (affichage et annonces en gares, appli mobile, site Internet…) », rappelle Claude Voisin, ancien chef du COT.
Dernier poste, le gestionnaire de moyens (GM), qui a constamment l’œil sur le nombre de trains en circulation et dans les centres de maintenance, mais aussi sur tout le personnel de la ligne. « En heure de pointe, 135 trains circulent en même temps sur la ligne, et nous n’en avons que 30 de plus en cas de problème », indique le GM du jour… Peut-être un début d’explication aux problèmes récurrents de la ligne D…

On va au-devant d'une révolte. Les Bonnets rouges ce n'est rien à côté de ce qui va se passer dans le RER

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