[Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 21 Oct 2012 23:11

challenges.fr, 18 octobre
Des cadres de RFF accusent la SNCF de "visées hégémoniques"

EXCLUSIF Une quarantaine de cadres de Réseau ferré de France s'apprêtent à envoyer un courrier au gouvernement dans laquelle ils disent tout le mal qu'ils pensent d'un retour de leur entreprise dans le giron de la SNCF.

Le plan de la SNCF pour récupérer RFF en ne reprenant qu'un tiers de sa dette passe mal chez les dirigeants du gestionnaire des voies ferrées françaises. Pas moins de 36 directeurs opérationnels et régionaux ont décidé de dire haut et fort ce qu'ils pensent de ce projet dans un texte de trois pages qu’a pu se procurer Challenges.fr

Cette tribune libre sera expédiée dans les prochains jours au gouvernement et au ministre des Transports. Juste avant que celui-ci ne dévoile officiellement les nouvelles orientations du système ferroviaire français. Qu’est-ce qui a pu pousser le haut management de RFF, habituellement très discret, à s’exprimer en dehors des murs très feutrés du gestionnaire des infrastructures ferroviaires en France ? La fine fleur de cette entreprise publique souhaite avant tout se défendre "contre les visées hégémoniques de la SNCF", explique l'un des signataires.

Selon eux, il faut maintenir "un gestionnaire de réseau de plein exercice résolument public" car "pour les comptes de la Nation, celui-ci sera porteur d’économies réelles." Le gratin de RFF plaide également pour un dialogue avec les conseils régionaux "qui doit être développé". Dans un contexte d’ouverture à la concurrence, le gestionnaire des rails est claire : RFF sera indépendant ou ne sera pas. Il doit intégrer toutes les activités du réseau : gestion des circulations ferroviaires et performances économiques. De quoi irriter la SNCF.

Source http://www.challenges.fr/entreprise/201 ... -sncf.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar tram21 » 22 Oct 2012 8:25

le fait que RFF intègre les effectifs de SNCF-GID et SNCF-EIC (Infra et Circulation) pourrait permettre de sérieuses économies d'échelle, et la fin de guerres larvées entre RFF et ses "prestataires" SNCF.
vive le tramway !

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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 02 Nov 2012 16:22

Les Échos, 30 octobre
La réforme ferroviaire laisse plusieurs questions en suspens

Le gouvernement doit annoncer aujourd'hui la création d'un gestionnaire d'infrastructures unifié dans le ferroviaire. Plusieurs points restent toutefois à préciser.

Le gouvernement doit exposer aujourd'hui les grands axes de la réforme ferroviaire qu'il compte présenter au Parlement à la fin du premier semestre 2013. Le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, en a esquissé les contours hier dans un entretien au « Monde », mais plusieurs points cruciaux semblent encore en suspens.

Au rayon des confirmations, la création d'un gestionnaire d'infrastructures unifié (GIU), maintes fois évoquée depuis un an, est enfin actée. La nouvelle structure regroupera Réseau Ferré de France (RFF) avec les salariés de la Direction de la circulation ferroviaire et ceux de la SNCF chargés de l'entretien du réseau, soit un total de 50.000 personnes. Cet ensemble intégré doit permettre de gagner en efficacité et en productivité, ce qui est l'objectif de la réforme. Il s'agit d'en finir avec la situation actuelle, qui voit le système s'endetter de 1 milliard supplémentaire chaque année.

Hubert du Mesnil non reconduit
Ce nouveau GIU sera rattaché à la SNCF pour former un « pôle public ferroviaire unifié », explique Frédéric Cuvillier. Cette décision était elle aussi dans l'air du temps depuis quelques semaines. L'établissement public aura donc une position prééminente dans le futur paysage ferroviaire. Guillaume Pepy, le président de la SNCF, qui défendait cette option, a eu gain de cause face à son homologue de RFF, Hubert du Mesnil. Ce dernier ne sera pas reconduit dans ses fonctions.

Le flou demeure en revanche sur la forme précise que prendra ce GIU. « La nature juridique n'est pas encore tranchée », confirme Frédéric Cuvillier. Les solutions qui passeraient par une transformation de la SNCF en société anonyme sont toutefois écartées, indique-t-on dans l'entourage du ministre. Si la question est complexe, c'est qu'il s'agit d'éviter que les partenariats public-privé signés par RFF pour la construction de nouvelles lignes puissent être remis en question. Surtout, le sujet est intimement lié au devenir des 30 milliards de dettes logés chez RFF. Le gouvernement veut absolument éviter que le rattachement de cette entité à la SNCF aboutisse à requalifier cette dette en dette d’État. Le ministre affirme que cela ne sera pas le cas, RFF conservant sa « garantie patrimoniale » (le réseau) en contrepartie de son endettement. Mais il appartiendra à Bruxelles de valider ce montage. Et il faudra également convaincre la Commission que la réforme à venir est compatible avec les futures règles européennes.

Sur le plan social enfin, le ministre annonce une « modernisation du cadre social » dont les principaux paramètres restent à négocier. Le ministère va s'atteler à une concertation avec les syndicats pour rédiger un « décret socle » sur la durée du travail qui couvrira l'ensemble des salariés du secteur, qu'ils travaillent pour la SNCF ou pour le privé. Le niveau de ce cadre uniforme déterminera notamment la compétitivité du fret ferroviaire face à la route. A la SNCF même, la négociation doit aboutir à une « modernisation de l'organisation du travail » pour gagner en productivité, mais la réussite de l'opération repose sur le niveau des concessions, inconnu à ce jour, qu'accepteront les syndicats.

Source http://www.lesechos.fr/entreprises-sect ... 505439.php

31 octobre
La négociation avec les syndicats, clef de la réussite de la réforme ferroviaire

Le regroupement de la SNCF et de RFF dans un même pôle public a été confirmé hier. La discussion avec les syndicats du cadre social du nouvel ensemble s'annonce cruciale.

Pour les modalités, il faudra attendre. Le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a donné hier le coup d'envoi de la réforme ferroviaire, mais en se gardant d'en dévoiler les contours précis. La négociation d'une nouvelle organisation du travail avec les syndicats apparaît néanmoins comme une condition essentielle à la réussite économique de la réforme.

Au niveau institutionnel, la création d'un gestionnaire d'infrastructures unifié (GIU), regroupant Réseau Ferré de France (RFF), la Direction de la circulation ferroviaire et les salariés de la SNCF chargés de l'entretien des voies est confirmée. Mais la forme du nouvel ensemble ne sera précisée qu'ultérieurement. La réforme devant être concrétisée par une loi, le gouvernement a la possibilité de façonner une structure juridique inédite. Un statut d'établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), ou proche de l'Epic, semble toutefois une piste sérieuse. C'est déjà le statut juridique de RFF, « or il est important de ne pas trop modifier la forme juridique de l'établissement, afin d'éviter que les contrats en cours pour la construction de nouvelles lignes ne puissent être renégociés », estime un observateur.

« Synergies »
Ce GIU va être « rattaché » à la SNCF, explique le ministre, ce qui formera un « pôle public ferroviaire intégré ». Mais la nature du lien entre la SNCF et le GIU n'a pas été non plus explicitée, même s'il semble très probable que la compagnie ferroviaire aura la main. Là encore, une création sui generis par la loi est envisageable.

Les mesures permettant de stabiliser la dette du système ferroviaire, qui s'accroît de 1 à 1,5 milliard supplémentaire tous les ans, ont elles aussi été esquissées sans entrer dans les détails. Le ministre compte notamment sur les « synergies » liées à la constitution du nouvel ensemble pour réaliser des « gains substantiels de performance », mais n'en a pas livré de chiffrage. Il a par ailleurs assuré que « les usagers ne doivent pas être invités à ce débat-là » et que « les collectivités locales investissent déjà beaucoup », excluant qu'elles soient mises à contribution.

La prudence du gouvernement s'explique. Il convient tout d'abord de laisser toute sa place à la concertation qui va bientôt s'ouvrir sous l'égide de l'ancien ministre de l’Équipement et des Transports Jean-Louis Bianco. Il importe ensuite de ne pas braquer Bruxelles, qui veillera à ce que le nouvel ensemble soit eurocompatible. Mais la négociation avec les syndicats du nouveau cadre social, surtout, s'annonce cruciale. D'après un spécialiste du secteur, la modernisation de l'organisation du travail pourrait permettre de réaliser, dans dix ans (le temps que tous les effets positifs se fassent sentir) les deux tiers du chemin pour équilibrer le système. Soit 700 millions d'euros en rythme annuel. « La CGT et SUD n'ont jamais été aussi prêts de discuter du droit du travail, avance un observateur. Ils ont aussi conscience qu'il faut préparer la SNCF à l'arrivée de la concurrence. » C'est sur cette question que se jouera en grande partie la réussite de la réforme.

Source http://www.lesechos.fr/entreprises-sect ... 505891.php
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 03 Fév 2013 13:15

leprogres.fr, 3 février
Élections au CA de la SNCF : la réforme ferroviaire au cœur de la campagne

Grand chantier pour 2013, avant l’ouverture à la concurrence européenne du transport des voyageurs en 2019, la réforme du système ferroviaire a été au cœur de la campagne des syndicats des cheminots qui votent mardi pour désigner leurs représentants au conseil d’administration

A l’occasion de ces élections, dont les résultats officiels seront publiés vendredi prochain, les représentants syndicaux disent avoir fait un intense travail sur le terrain pour discuter avec les cheminots de leur quotidien mais aussi de cette réforme en cours d’élaboration.

Le conseil d’administration, qui est renouvelé tous les cinq ans, comprend sept représentants de l’Etat, six représentants des salariés et cinq personnalités «qualifiées».

Pour la première fois, les salariés de filiales privées du groupe, comme Geodis (transports routiers de marchandises) et Keolis (spécialisée dans les transports urbains), soit 32000 personnes, participent à cette consultation.

Aux dernières élections, la CGT avait recueilli trois sièges (42,50% des voix), Sud-Rail un siège (18,65%) comme l’Unsa (13,78%), plus présente dans l’encadrement.

La CFDT, affaiblie par la bataille sur les retraites lors du dernier scrutin mais dotée aujourd’hui d’une nouvelle équipe, avait également recueilli un siège (10,03%).

Chacun des syndicats s’attend peu ou prou à un maintien de l’équilibre des forces.

Des cheminots pour un «pôle public unifié»
Tous sont vent debout contre le «dogmatisme libéral» de Bruxelles et les mesures que la Commission européenne vient d’édicter pour le rail, dont la dimension sociale reste absente, selon eux.

Ils soutiennent, en revanche, le projet français de réunification au sein d’un même pôle public de la SNCF et du gestionnaire de l’infrastructure. Ce dernier sera formé par Réseau ferré de France (RFF), la branche de la SNCF chargée de la maintenance des voies (SNCF Infra) et la Direction de la circulation ferroviaire (DCF).

Les syndicats, qui réclamaient depuis longtemps cette unification, ont été consultés en janvier sur le projet, dans le cadre d’une mission confiée à Jean-Louis Bianco, ancien ministre de l’Equipement sous la présidence de François Mitterrand. M. Bianco doit rendre ses conclusions en mars.

Ce rapprochement au sein d’un groupe intégré, dont on ignore quelle forme prendra sa gouvernance, est toutefois éloigné des positions de la Commission européenne qui a adopté, mercredi, une série de mesures préparant la libéralisation totale du rail européen, prévue en 2019.

Pour la Commission, une séparation stricte entre les gestionnaires des voies et les entreprises de transports reste le meilleur moyen de garantir à toutes les entreprises un accès non discriminatoire au réseau ferré.

Bruxelles, qui entend briser les derniers monopoles, se heurte à l’hostilité de la Deutsche Bahn allemande et de la SNCF, dont le président, Guillaume Pepy, arrive en fin de mandat le 25 février.
Le ministre chargé des Transports, Frédéric Cuvillier, a assuré jeudi que les mesures adoptées par Bruxelles ne perturbaient pas la réforme du système ferroviaire engagée par le gouvernement l’automne dernier.
Après le vote de la loi sur cette réforme, qui devrait être présentée au Parlement à la fin du premier semestre, débutera la négociation d’une convention collective pour l’ensemble des salariés du secteur du ferroviaire, puis des accords d’entreprise pour la compléter.

Source http://www.leprogres.fr/actualite/2013/ ... a-campagne
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 12 Fév 2013 13:43

Thello conteste les modalités de la réforme envisagée par le gouvernement

latribune.fr, 11 février
[quote]Que vous inspire la réforme ferroviaire en cours d'élaboration par le gouvernement français ?
[Albert Alday, DG de Thello] Il y a un consensus. Il faut réformer. Qu'un gestionnaire d'infrastructures dispose de tous les leviers pour gérer ses infrastructures est une bonne chose. Après, j'aurais évidemment préféré que ce gestionnaire d'infrastructures unifié soit indépendant et autonome. Pour autant, les architectes de cette réforme assurent que les dispositions envisagées permettront un traitement équitable des nouveaux entrants. J'attends de voir.

-Pour permettre à la SNCF de se préparer à la concurrence, le gouvernement souhaite un cadre harmonisé entre tous les opérateurs avec un alignement sur celui de la SNCF, qui pourrait réduire l'avantage en termes de coûts sociaux dont pourraient disposer les nouveaux entrants. Quelles sont vos marges de manœuvre ?
Je suis serein. Thello applique la convention collective de la branche qui nous convient très bien. La SNCF souhaite la rejoindre et demande à ce que les organisations du travail des différents opérateurs convergent vers les siennes. Dire que les nouveaux entrants ont gagné la bataille du fret en faisant du dumping social est une parole de trop. J'espère que nous aurons une discussion sérieuse sur ce sujet. Nous ne souhaitons pas un chamboulement du cadre social pour être alignés sur la SNCF.

-Les propositions de la Commission européenne pour libéraliser enfin les marchés domestiques doivent forcément vous réjouir ?
Malgré les résistances de certains pays, la Commission a sauvegardé l'essentiel : que le transport ferroviaire puisse se repenser dans le cadre une ouverture compétitive. En revanche, je suis préoccupé par l'annonce du gouvernement français de ne pas envisager l'ouverture du marché intérieur français avant 2019. Ce report s'apparente à un refus. Alors que les marchés allemand et italien sont ouverts, la SNCF va rester en monopole sur 90% de son activité voyageurs. La SNCF n'a pas besoin d'être surprotégée. Ne pas avoir le stimulus de la concurrence ne peut d'ailleurs que la desservir. En outre, il y a un risque que certains marchés à l'export se ferment au nom de la réciprocité.

-Que demandez-vous ?
Je souhaiterais revenir au calendrier qui était à l'étude ces dernières années, dans lequel les parties prenantes travaillaient sur une ouverture des marchés des trains d'équilibre du territoire (TET) en 2014 et celle des TER en 2015. Il n'y a rien de précipité avec un tel scénario. Il reste envisageable. Je ne comprends pas ce report à 2019. Il va porter préjudice au secteur. Il faut un calendrier plus crédible que 2019.

-Quelles sont les conséquences pour Thello d'une ouverture à la concurrence du marché intérieur en 2019 ?
Si nous devons attendre 2019 pour grandir, notre viabilité d'ici là n'est pas sécurisée. Avec un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros, Thello n'a peut-être pas la taille suffisante pour encaisser quelques coups durs.[/quote
]
Source http://www.latribune.fr/entreprises-fin ... hello.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 16 Mar 2013 12:03

mobilicites.com, 7 mars
Réforme ferroviaire : Jean-Louis Bianco remet un rapport intermédiaire

La mission confiée à Jean-Louis Bianco sur la réforme du rail français préconise de ne pas accroître la dette ferroviaire par la construction de nouvelles lignes à grande vitesse (LGV) mais de chercher une formule intermédiaire entre TGV et les trains d''équilibre du territoire (plus connus sous le nom d'Intercités ou de trains Corail).

Pour atteindre le retour à l’équilibre du secteur ferroviaire (la dette de Réseau ferré de France dépasse les 30 milliards d’euros) “trois actions sont prioritaires”, estime Jean-Louis Bianco dans un document intermédiaire “de méthode”, dont l’AFP a obtenu copie.
L'ancien ministre des Transports s’est vu confier à l’automne 2012 par le gouvernement une mission de concertation sur le projet de réforme ferroviaire, et il devrait rendre ses “conclusions finales” début avril 2013 avant qu’un projet de loi ne soit présenté au parlement avant l’été.

Pour stopper l’endettement chronique du secteur, il préconise de ne pas construire de nouvelles LGV “en proposant une alternative intermédiaire entre la solution TGV et la solution TET” (train d’équilibre du territoire, anciennement “Corail”).
Il propose d’augmenter les ressources du gestionnaire d’infrastructure “en accroissant la production de sillons (créneaux de circulation des trains) de qualité et en engageant une réflexion sur la politique de tarification” (péages versés par les transporteurs).

Jean-Louis Bianco estime aussi nécessaire de “responsabiliser l’Etat et les différentes entités du (futur) pôle public ferroviaire grâce à des contrats d’objectifs et de performances pluriannuels”.

La réforme engagée par le gouvernement prévoit de rassembler au sein d’un gestionnaire d’infrastructure intégré (GIU) Réseau ferré de France (RFF), la Direction de la circulation ferroviaire (entité de la SNCF) et les cheminots de la SNCF travaillant à la maintenance du réseau (SNCF Infra).

Concernant cette future organisation, Jean-Louis Bianco estime que le pôle public ferroviaire “doit s’articuler autour de trois entités à vocation industrielle”: le GIU, le transporteur (SNCF) “ainsi qu’un établissement de tête dont les fonctions doivent être précisées, et parmi lesquelles figurent nécessairement les ressources humaines”.

Source http://www.mobilicites.com/fr_fil-d-inf ... _2398.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 11 Avr 2013 22:13

ville-rail-transports.com, 11 avril
SNCF, RFF et Jean Louis Bianco dressent le portrait-robot du GIU

Jean-Louis Bianco, chargé par le gouvernement de réfléchir à la réforme du système ferroviaire, a indiqué le 11 avril lors d’un colloque à l’Assemblée nationale qu’il remettrait son rapport le 22 avril. Il a confirmé qu’un « EPIC de tête » aurait pour filiales d’un côté la SNCF, de l’autre le GIU (gestionnaire d’infrastructures unifié). « Il faudra être précis dans la compétence du nouveau pôle GIU et dans les règles du jeu pour que la transparence et l’équité soient assurées. Il faut aussi renforcer le rôle de l’autorité de régulation », a précisé l’ancien ministre socialiste des Transports.
Jacques Rapoport, le nouveau président de Réseau ferré de France (RFF) se félicite des principes « simples » proposés par Jean-Louis Bianco, alors que jusqu’à présent le système GI-GID (gestionnaire d’infrastructures délégué, ndlr) était « une fantastique machine à détruire le travail des hommes ! Ce système a créé artificiellement une divergence d’intérêts entre des collègues qui font le même travail ».
Pour Jacques Rapoport, « il ne s’agit pas de transformer le GI en chef suprême. Le GI n’est pas une autorité publique (la stratégie relève des pouvoirs publics) mais un opérateur public. Le réseau appartient à la collectivité et le GI en est le dépositaire ».
D’où l’urgence à voir enfin aboutir la réforme selon le patron de RFF et celui de la SNCF, qui affirment parler d’une seule voix. Selon Guillaume Pepy, la SNCF peut contribuer au succès de la réforme « en faisant plus de service public et plus de transports publics avec moins d’argent public ». Ainsi, l’unification du système ferroviaire pourrait se traduire par « un doublement des gains d’efficacité ». Soit 500 à 600 millions d’euros annuels. Le président de la SNCF évalue aussi « la productivité organisationnelle et du capital » à un gain du même ordre. Soit un gain d’un milliard d’euros annuels permis par la réforme, assure-t-il. Les régions espèrent que ces économies au sein du GIU seront répercutées dans leur facture de TER. Pour le président de la commission transports et infrastructures de l'ARF, Jacques Auxiette : « Le patrimoine du GIU appartient à la nation. Ce patrimoine aujourd'hui ce sont les voies et les quais. Et l’on devrait y ajouter les gares ! » a-t-il proposé.

Source http://www.ville-rail-transports.com/co ... m=facebook
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 12 Avr 2013 17:40

mobilicites.com, 12 avril
Réforme ferroviaire : les propositions Bianco font débat

Un colloque de l'association Avenir Transports, organisé le 11 avril 2013 à Paris, a permis à Jean-Louis Bianco de présenter les grandes lignes de son rapport. Ce document, dont la date officielle de publication est le 22 avril, doit aider le gouvernement à mettre en œuvre, concrètement, la réforme ferroviaire. L'idée d'une structure ombrelle fait déjà débat.

Les recommandations de Jean-Louis Bianco - déjà sur d’autres chemins puisque nommé le 5 avril 2013 président de l’observatoire de la laïcité - vont aider le gouvernement à mettre sur pied le gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU), structure appelée à être rattachée à la SNCF au sein d’un pôle public ferroviaire unifié.

Ce GIU est présenté comme l'un des remèdes à la dérive financière du système ferroviaire française dont la dette gonfle d’1,5 milliard d'euros par an.

Un "EPIC de tête"
Pour résoudre l’équation, l’ancien ministre de l’Equipement propose de coiffer par un "EPIC de tête" les deux EPIC que seront la SNCF d’un côté, et le Gestionnaire unifié du réseau (RFF + DCF + SNCF Infra) de l’autre. Cet EPIC de tête concrétisera l’intégration dans un pôle public ferroviaire unifié.

Reste, comme l’a ensuite souligné le nouveau président de RFF Jacques Rapoport, que l’EPIC de tête "ne sera pas une holding ayant autorité sur ses filiales. Il sera chargé de veiller à la logique du système et mettra en commun des fonctions limitées, sur le plan économique, social, et technique".

La réforme, dont Jean-Louis Bianco n’a pas précisé le détail, doit renforcer le pilotage du rail par la puissance publique et prévoir "que le choix des grands investissements soit du ressort de l’Etat, c’est-à-dire du gouvernement et du Parlement. Le contrat de performance destiné à ramener le système à l’équilibre financier sera sous contrôle du Parlement".

Plus de transparence
Mais pas question de prendre Bruxelles à revers. "La France doit éviter de donner l’impression qu’elle est contre la concurrence. Nous n’y sommes pas opposé, mais ce n’est pas une fin en soi, détaille l'ancien ministre. La concurrence, si elle peut être régulée, peut améliorer le système. En tous cas, il faudra être précis dans la compétence du nouveau GIU et dans les règles du jeu pour assurer la transparence et l’équité dans la gouvernance", insiste J. L Bianco

Il demande donc "un renforcement du rôle de l’ARAF, l'autorité de régulation des activités ferroviaires. Il faut mettre beaucoup de transparence, mettre beaucoup de lumière dans le système" prévient-il. Cette vision est-elle compatible avec le quatrième paquet ferroviaire que Bruxelles ambitionne de faire passer en première lecture au parlement européen en 2014 ?

"Le texte rend possible un EPIC de tête, indique Jean-Éric Paquet, directeur du réseau européen de mobilité à la Commission européenne. Mais nous attachons une grande importance à la question des flux financiers. La Commission connaît les difficultés de contrôler ces flux et propose de les interdire entre une entreprise ferroviaire et le gestionnaire d’infrastructure". Une position qu’on peut interpréter comme une réserve vis-à-vis de la proposition de Jacques Rapoport et de Guillaume Pepy de faire remonter de façon intégrée les bénéfices de la SNCF pour réduire le déficit du gestionnaire du réseau.

A peine esquissé, le dessin du futur système ferroviaire compte déjà ses détracteurs. "Je suis opposé au holding de tête, a ainsi prévenu Dominique Bussereau, député UMP et ancien secrétaire d’Etat au Transport. Si nous revenons au pouvoir en 2017, nous le supprimerons, car le holding de tête est contraire à l’esprit européen. La SNCF serait en position de fixer le prix des sillons", estime-t-il.

Source http://www.mobilicites.com/fr_actualite ... _2499.html
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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar lgv2030 - eomer » 23 Avr 2013 9:56


Si je comprend bien ce rapport, les 4 coups partis seront les seuls projets de LGV menés à leur terme d'ici 2024. Naturellement, la section internationale du Lyon-Turin n'est pas concernée et elle ne sera de toutes façons pas mise en service avant 2030. Donc, durant les 10 prochaines années, on améliore l'existant et on réduit la dette: c'est un bon principe.

Tout cela n'interdit pas de réfléchir à ce qui se construira ensuite et donc de poursuivre les études en particulier sur GPSO, Montpellier-Perpignan, Paris-Mantes, l'Interconnexion Sud, POCL ou encore PACA. Cette situation présente au moins l'avantage de remettre la totalité des projets sur la même ligne de départ et donc d'en finir avec des arguments du style "mon projet et plus avancé que celui du voisin": ainsi, la commission "Mobilité 21" peut travailler sur des critères uniquement objectifs. Maintenant, je suis persuadé que certains élus vont tenter un forcing avec des arguments comme "oui, on ne peut pas construire autant de LGV que prévu mais en ce qui concerne MON projet, le cas est différent..."

izgood Wrote:L'État appelé à reprendre les commandes de la SNCF, voir le figaro :

Là, j'ai un peu de mal à comprendre: j'aurais plutôt vu une séparation totale de RFF et de la SNCF avec basculement des personnels.
J'ai cru comprendre que certains syndicats de cheminots étaient "inquiets" sur ce point: quelqu'un en sait il plus ?
Salutations,
Eomer pour lgv2030

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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 25 Avr 2013 19:56

mobilicites.com, 25 avril
Réforme ferroviaire : la Fnaut redoute une retour de la "pensée unique" ferroviaire

La Fédération nationale des usagers de transport (Fnaut) salue la création d'un GIU mais juge les recommandations de Jean-Louis Bianco souvent floues, ou parfois trop compliquées. Le rapport Auxiette, en revanche, lui semble très positif.

Le rapport Bianco -ou plutôt les 10 pages de synthèse qui ont été rendues publiques- ne convainc pas la Fédération nationale des usagers de transport. Dans un communiqué daté du 23 avril 2013, la Fnaut salue l’intérêt de l’Etat pour réformer le rail et la création d’un gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU), avant de lister tous les points qui lui semblent flous ou compliqués.

Ces réserves concernent, en premier lieu, le GIU lui-même. Comment son autonomie sera-t-elle garantie ? « Un rapprochement entre RFF et la SNCF ne doit pas se traduire par le retour à la « pensée unique » ferroviaire, à l’abandon des innovations introduites par RFF et à de nouvelles entraves à l’introduction de la concurrence dans le secteur ferroviaire », explique le document.

En clair, la Fnaut voit des risques de régression, plus que de progrès, dans la réforme à venir. Autres points faibles du dispositif proposé : l’utilisation des bénéfices de la SNCF pour combler la dette du GIU, qui peut conduire à une vision comptable de court terme du rail ; l’absence de représentation des voyageurs et chargeurs ; ou encore la création d’un « haut-comité des parties prenantes », jugé inutile puisqu’il existe déjà une Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf).

Non à la liberté tarifaire des régions
A contrario, la Fnaut ne voit aucune proposition à même d’augmenter la productivité de la SNCF, ou de la préparer à l’arrivée de la concurrence dans le transport de voyageurs en 2019. Les représentants des usagers sont favorables à une expérimentation sur ce point.

« C’est à l’Etat de désendetter le système ferroviaire, insiste le communiqué, qui plaide aussi pour des mesures à même de rétablir les conditions de la concurrence entre le rail et ses concurrents : taxation du kérosène et fiscalité écologique en général.

La Fnaut porte en revanche un jugement très favorable sur le rapport Auxiette, dans une note publiée le 25 avril 2013. Elle partage le diagnostic et un certain nombre d’orientations : loi d’orientation ferroviaire positionnant clairement les différentes offres, engagement financier pluriannuel de l’Etat, renforcement du rôle des régions, transfert de la gestion des gares au GIU, etc.

La question d’accorder la liberté tarifaire aux régions fait débat. En l’absence de concurrence, et de contrainte forte sur les coûts, une telle mesure risquerait selon elle d’engendrer une hausse du prix du TER et finalement une baisse de sa fréquentation.

Source http://www.mobilicites.com/fr_fil-d-inf ... _2532.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar François » 26 Avr 2013 22:09

mobilicites Wrote: mais juge les recommandations de Jean-Louis Bianco souvent floues, ou parfois trop compliquées.


Les recommandations sont loin d'être compliquées. Le rapport Bianco n'est qu'une suite de bonnes intentions et d'espérances d'un monde idéal pour le ferroviaire. Franchement, il n'apporte rien et est clairement décevant.

mobilicites Wrote:La question d’accorder la liberté tarifaire aux régions fait débat. En l’absence de concurrence, et de contrainte forte sur les coûts, une telle mesure risquerait selon elle d’engendrer une hausse du prix du TER et finalement une baisse de sa fréquentation.


Je ne comprends pas ce que veut la Fnaut et comment elle (où son président) analyse les transports. Sans prétendre être un spécialiste, comme la Fnaut, l'état imposera toujours aux régions d'accepter la tarification SNCF. Comment peut on alors croire que ces dernières pourraient envisager une évolution des tarifs à la hausse sur leur territoire ? L'histoire d'ailleurs remet clairement en cause cette théorie puisque les différents tarifs créés ont toujours favorable à la clientèle visée.
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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 27 Mai 2013 23:00

mobicites.com, 27 mai
La réforme ferroviaire, c'est maintenant

L'axe de la réforme du rail que devrait présenter demain le gouvernement suivra-t-il les propositions des présidents de la SNCF et de Réseau ferré de France formulées dans un courrier commun envoyé le 26 avril au ministre des Transports, et dont MobiliCités a eu lecture ? Guillaume Pepy et Jacques Rapoport affichent leur position partagée en faveur d'une holding sur le modèle de la Deutsche Bahn. Avec le patron de la SNCF aux commandes de l'Epic de tête.

Derniers arbitrages et virage délicat pour le gouvernement qui redoute de faire descendre les cheminots dans la rue, comme à l’hiver 1995 (une menace de grève à la SNCF plane pour le 13 juin 2013). Le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier devrait communiquer son projet de réforme ferroviaire mercredi 29 mai devant le conseil des ministres, mais la veille, Jean-Marc Ayrault devrait exposer devant les syndicats l’orientation choisie pour réorganiser le rail français. Avec un débat au Parlement prévu avant fin 2013.

Objectif de cette réforme, juguler la dette structurelle qui augmente chaque année de 1,5 milliard d’euros (près de 33 milliards à ce jour), préparer l’ouverture à la concurrence des lignes nationales de voyageurs, et contenter la commission européenne qui dans le quatrième "paquet" ferroviaire en discussion à Bruxelles, exige une stricte séparation entre les opérateurs (en France, la SNCF) et le gestionnaire d’infrastructure (Réseau ferré de France).

Même si le projet du gouvernement est au contraire de muscler les liens entre les deux entités en réunifiant la SNCF et RFF au sein d’un gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU) pour faire des gains de productivité. Estimés à un milliard d’euros dans le rapport remis fin avril au gouvernement par Jean-Louis Bianco.

Pepy et Rappoport écrivent de la même plume
En attendant, le président de la SNCF fait pression avec l'aide du dirigeant de RFF. Dans un courrier co-signé envoyé le 26 avril au ministre des Transports, et dont MobilCités a eu lecture, Guillaume Pepy et Jacques Rapoport font état de "convictions" communes et insistent pour que l’établissement public SNCF soit chargé du pilotage et de la coordination du gestionnaire d’infrastructure qu’ils baptisent "SNCF Réseau" et de l’opérateur "SNCF Mobilités".

"Il nous paraîtrait préjudiciable au bon fonctionnement du système ferroviaire de créer deux opérateurs indépendants, sans autre lien que d’influence ou de proximité avec un troisième établissement de tête", écrivent les deux patrons du rail. Le risque serait, selon eux, "la non cohérence du système au détriment de la performance opérationnelle, économique et sociale".

Sur le plan financier, ils proposent la consolidation de l’opérateur historique (c’est-à-dire la SNCF) et du GIU qui regroupera les salariés de Réseau ferré de France, ceux de la Direction de la circulation ferroviaire aujourd’hui rattachée à la SNCF et de SNCF Infra (soit 50000 personnes au total). Et "la détention de ces deux établissements opérationnels par l’établissement mère".
Ils suivent ici la voie tracée par Jean-Louis Bianco qui préconise la création de cette superstructure chapotant le GIU et la SNCF.

Pepy aux manettes de l’Epic de tête
Concernant la gouvernance, le duo Pepy-Rapoport propose dans ce courrier que la SNCF et le GIU soient administrés par un conseil d’administration et un pdg. L’établissement-mère serait quant à lui placé sous le contrôle d’un conseil de surveillance et administré par un directoire composé des présidents de la SNCF et du GIU et présidé par le dirigeant de la SNCF.
Autrement dit, un système de holding comme à la Deusche Bahn, honni par la commission européenne mais que le lobby franco-allemand a réussi jusqu’à présent à imposer à Bruxelles.

"Comment croire à la non-ingérence de l’établissement-mère alors que son président serait celui de la SNCF ?", s’interroge une source syndicale. Pierre Cardo, patron de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) appréciera… Lui qui ambitionne, comme le lui promet la réforme, de pouvoir jouer son vrai rôle de gendarme dans le futur système. Pour garantir notamment aux nouvelles entreprises entrantes un accès non discriminatoire au réseau ferré, aux gares et aux services.

Dans son rapport succinct qui s’apparente davantage à un rapport de commande qu‘à un document de prospective, Jean-Louis Bianco a insisté sur le rôle de l’Etat stratège. Sans pour autant proposer le ministre des Transports, par exemple, à la tête de l'établissement-mère qui coifferait le pôle public ferroviaire. Il a laissé le fauteuil vide. Visiblement, Guillaume Pepy a envie de l'occuper.

En novembre-décembre 1995, dans le cadre d'une grève dans la fonction publique pour contester contre le plan Juppé sur les retraites et la sécurité sociale, le trafic SNCF et RATP avait été bloqué pendant trois semaines.

Source http://www.mobilicites.com/fr_actualite ... _2572.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 29 Mai 2013 18:32

mobilicites.com, 29 mai
Les grandes lignes du projet de réforme du rail

Après un rendez-vous manqué entre Jean-Marc Ayrault et les syndicats cheminots le 28 mai, Frédéric Cuvillier a communiqué le lendemain son projet de réforme ferroviaire en conseil des ministres. Il y sera déposé fin juillet en vue d'un débat devant le Parlement à la rentrée. pour entrer en vigueur début 2015. En voici les grandes lignes.

Pour sortir la famille cheminote de sa spirale d’endettement (32 milliards d'euros de dette pour l'infrastructure), améliorer son efficacité économique et la qualité du service aux voyageurs, le ministre délégué aux Transports propose de rebattre les cartes. Dans la famille du rail, il voudrait la mère et ses deux filles.

Dans la communication sur le projet de réforme ferroviaire faite le 29 mai 2013 en conseil des ministres, Frédéric Cuvillier propose en effet un nouveau modèle de gouvernance du rail avec la création d'un "groupe public industriel intégré" composé de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) : un "Epic mère", société détentrice de deux autres "Epic filles", à savoir le gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU) et la SNCF. Avec aucun flux financier du GIU vers l'Epic mère ou vers la SNCF. Ce modèle reprend les préconisations du rapport de Jean-Louis Bianco remis fin avril au gouvernement.

Le GIU réunira les salariés de Réseau ferré de France, ceux de la Direction de la circulation ferroviaire aujourd’hui rattachée à la SNCF et de SNCF Infra (soit 50000 personnes au total). Son président sera nommé par l’Etat, après avis de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf), le gendarme du rail. Lequel sera chargé de contrôler l’attribution des sillons (les droits de circuler accordés aux différents transporteurs, comme c'est déjà le cas aujourd'hui), et de déterminer le montant des péages ferroviaires.

La SNCF en bonne mère de famille
Qui dirigera l’Epic mère ? Le directoire co-présidé par... le pdg de la SNCF et le patron du GIU. Tous deux nommés par l’Etat. Concrètement, dans la configuration actuelle, Guillaume Pepy et Jacques Rapoport seraient donc aux commandes du Pôle public ferroviaire public. "Sans lien hiérarchique. En cas désaccord entre le patron de la SNCF et celui du GIU, c’est le conseil de surveillance qui tranche", précise une source proche du dossier.

Le conseil de surveillance dont le président sera nommé par l’Etat, sera composé pour moitié de représentants de l’Etat, pour l’autre moitié de parlementaires, de salariés du pôle ferroviaire et de représentants des régions (en tant qu’autorités organisatrices de transport, elles ont notamment la compétence des lignes TER et pourraient endosser celle des trains d’aménagement du territoire).

Ce projet de gouvernance "à la française" du système ferroviaire est-il euro compatible avec les exigences de la Commission européenne ? Dans son 4e paquet ferroviaire (série de mesures en vue de la libéralisation du transport national de voyageurs adoptées par l'exécutif européen et qui doivent être approuvées par le Parlement et les États membres avant fin 2014 , Bruxelles veut ériger des "murailles de Chine" entre le gestionnaire des infrastructures (ce serait le GIU en France) et le transporteur historique (la SNCF). Faute de quoi, la SNCF n'aurait pas le droit de faire rouler des trains en dehors de l’Hexagone.

L’objectif est d’éviter des pratiques discriminatoires entre les transporteurs historiques qui occupent les rails depuis "toujours", et les nouvelles entreprises ferroviaires. Il en existe 18 aujourd’hui en France spécialisées dans le fret, mais avec l’ouverture des lignes nationales de voyageurs prévues au plus tard en 2019, les nouveaux entrants pourraient se multiplier.

Mais Paris joue la montre : le renouvellement des instances européennes est calée en 2014, la doctrine ferroviaire européenne pourrait alors changer. "Le 4e paquet n’est pas encore écrit..", a relevé le ministre devant la presse à l'issue du conseil des ministres.

Pour juguler la dette ferroviaire qui augmente de 1,5 milliard par an, le projet de loi introduit une "règle de pérennité économique" définie par le Parlement et qui ferait l’objet d’un contrat de performance entre l’État et le gestionnaire d'infrastructure. L’État fournirait aussi un effort financier : par exemple, il pourrait utiliser les excédents réalisés par la SNCF pour réduire la dette portée par le GIU. La contribution de l’État au retour à l'équilibre prendrait la forme d'une affectation temporaire au GIU des impôts et dividendes dus à l’État par la SNCF (208 millions d'euros pour l'exercice 2012). "Mais ça n’est pas encore tranché", indique la même source.

Un seule convention collective des cheminots
Deuxième gros morceau de la réforme, le statut des cheminots, celui qui risquerait de mettre le feu aux poudres. Les agents de la SNCF bénéficient en effet d’un statut spécial datant de 1940 qui encadre leur régime de retraite et de prévoyance, et l'avancement de carrière type. Devant les 2000 agents et cadres réunis fin octobre 2012 sous la halle Freyssinet à Paris pour les 75 ans de la SNCF, Frédéric Cuvillier avait promis le maintien de leur statut.

Le projet de loi prévoit cependant un décret socle qui précisera les questions relatives à l'organisation du travail et à la protection sociale. Il sera soumis à la négociation entre les partenaires sociaux de la branche (l'Union des transports publics et ferroviaires et les syndicats cheminots) en vue d'une convention collective nationale complétée par des accords d’entreprises. Elle s'appliquera à tous les salaries de la branche : ceux du pôle public et ceux du privé.

Les négociations démarreront dès le dépôt du projet de loi Cuvillier en conseil de ministres en juillet 2013. Pour être sur le bureau du Parlement en septembre.

* La concurrence existe déjà pour le fret depuis 2007, et depuis fin 2010 pour le transport international de voyageurs.

Méfiance des syndicats
Les syndicats de cheminots (CGT, UNSA, Sud-Rail et CFDT) ont déposé un préavis de grève pour le 13 juin pour faire valoir leurs revendications, au moment de la communication en conseil des ministres sur le projet de réforme du système ferroviaire.

Les syndicats renouvellent "leur opposition aux premières préconisations" des rapports remis au gouvernement en avril par Jean-Louis Bianco et Jacques Auxiette sur "la réforme du système ferroviaire français" et "la place des régions dans le système ferroviaire".
"Nos fédérations interpellent le gouvernement pour qu'il prenne en compte nos propositions pour construire un projet de loi répondant aux besoins de la Nation et des usagers à partir d'une entreprise ferroviaire publique intégrée, la SNCF, seule capable de répondre aux enjeux de sécurité, d'aménagement du territoire et d'égalité de traitement", précise le communiqué.

Source http://www.mobilicites.com/fr_actualite ... _2579.html

AFP, 29 mai
Rail : le gouvernement présente sa réforme sous l’œil inquiet des syndicats

La réforme du rail en France devrait voir le rapprochement de la SNCF et du gestionnaire du réseau RFF pour réduire la dette de ce dernier et améliorer la qualité de service public, mais elle suscite la méfiance des syndicats de cheminots et sera scrutée de près à Bruxelles.
Le projet, dont le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, présente les grandes lignes mercredi, devrait s'appuyer sur les recommandations des rapports de Jean-Louis Bianco sur "la réforme du système ferroviaire français" et Jacques Auxiette sur "la place des régions dans le système ferroviaire", remis en avril au gouvernement.

Le premier préconise notamment de rassembler Réseau ferré de France (RFF), la Direction de la circulation ferroviaire de la SNCF et les cheminots de la compagnie nationale travaillant à la maintenance du réseau (SNCF Infra) au sein d'un gestionnaire d'infrastructure unifié (GIU) dans l'objectif de supprimer les redondances d'activités.
"Avec cette réforme, on crée un groupe industriel public intégré composé de trois Etablissement publics a caractère industriel et commercial (Epic)", a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

L'idée est de rapprocher RFF et la SNCF en conservant leur statut et en les chapeautant par un établissement chargé de l'ensemble. "Cette structure mère se verrait confier le pilotage stratégique, la cohérence économique, l'intégration industrielle et l'unité sociale de tout le groupe public" avec un rôle de l'Etat renforcé, selon elle.

Juguler la dette de RFF
Cette structure serait elle-même dotée d'un directoire composé des présidents de la SNCF, Guillaume Pepy, et de RFF, Jacques Rapoport, sans lien hiérarchique entre les deux. Elle disposerait d'un conseil de surveillance dont le président, nommé par l’État, jouerait le rôle de "juge de paix".
Ce conseil serait composé de parlementaires, de salariés du secteur et de représentants des régions.
Par ailleurs, le rôle l'Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf), le gendarme du rail, serait renforcé.
Autre objectif de la réforme, juguler la dette de RFF, qui s'élève à 32 milliards d'euros. "On va faire en sorte qu'elle n'enfle plus", a indiqué cette source, par une règle de pérennité économique qui devrait être définie par le législateur et contractualisée par RFF et l’État.
"Le système doit faire un effort sur les coûts et il y aura un effort financier de l’État qui n'est pas encore défini", selon elle.
Enfin, la réforme ambitionne de moderniser le cadre social. L'idée serait de définir un socle social commun à l'ensemble du secteur, dans lequel le statut de cheminot serait préservé, selon la même source.

Lutter contre la concurrence déloyale
Une convention collective nationale serait par ailleurs négociée entre partenaires sociaux dès la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, à l'été.
L'idée est de lutter contre la concurrence déloyale et d'éviter de reproduire les erreurs qui ont précédé l'ouverture du secteur du fret à la concurrence, alors que se prépare celle du transport voyageurs.
A ce titre, la réforme se voudrait en accord avec le projet de 4e paquet ferroviaire actuellement en préparation au niveau européen, indique la source, notamment au travers d'une indépendance et d'une transparence accrues et d'un renforcement du rôle du régulateur afin d'éviter les distorsions entre les 18 opérateurs actuels du rail en France.
Ce 4e paquet ferroviaire vise à libéraliser à partir de 2019 le transport national de voyageurs. La concurrence existe déjà pour le fret depuis 2007, et depuis 2010 pour le transport international de voyageurs.
Méfiants, les syndicats de cheminots ont d'ores et déjà déposé un préavis de grève pour le 13 juin, en affirmant que "la réforme du système ferroviaire annoncée par le gouvernement suscite inquiétude et vigilance des cheminots" et en renouvelant "leur opposition aux premières préconisations" des rapports Bianco et Auxiette.
La réforme française sera aussi suivie de près à la Commission européenne, plutôt partisane de dispositifs séparant gestionnaire d'infrastructures et opérateur ferroviaire.
Dernière édition par Didier 74 le 30 Mai 2013 18:55, édité 1 fois.
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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Brayaud » 30 Mai 2013 9:09

Je me permettrai seulement, sans aucune modestie :oops: , de me citer à travers un message du 17 déc dernier sur un autre fil, sans rien y changer pour l'instant:

Ma propre compréhension était celle d'un flou artistique permettant de voir venir les réactions syndicales et celles de la commission européenne. J'avais alors noté (mais pas sur ce fil, une lacune que je comble 1 mois 1/2 plus tard):
a) selon (tous?) les commentaires, Pepy a gagné et RFF est réintégré à la SNCF
b) on peut aussi comprendre que la SNCF devient le chapeau de deux filiales:
- SNCF infras (en fait ex-RFF après récupération des personnels ex-SNCF)
- SNCF exploitation (en fait ex-SNCF moins ses fonctions liées aux infras)
Si le chapeau empêche les influences réciproques, autres que strictement techniques, infras <←> exploitation on a une scission de fait et la commission européenne est satisfaite. Si on arrive a faire accepter par les syndicats (les personnels) un vocabulaire qui masque la réalité, c’est gagné.


N'étant pas devin, je ne fais évidemment aucun pronostic sur l'option gagnante...
Amicalement
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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 30 Mai 2013 23:24

Le Dauphiné Libéré, 30 mai
La réforme ferroviaire est sur les rails

L’heure n’est pas encore au mariage, mais les bans ont été publiés. Frédéric Cuvillier, ministre des transports, a présenté hier son projet de réforme ferroviaire qui rassemble dans un nouveau groupe public l’exploitant des infrastructures (la SNCF) et son gestionnaire (Réseau ferré de France, plus la direction de circulation ferroviaire de la SNCF et SNCF Infra, qui regroupe les cheminots qui travaillent à la maintenance du réseau).

« Il s’agit de répondre aux besoins des usagers, d’aménagement du territoire et de rétablir l’équilibre économique du système », a déclaré le ministre des Transports. RFF accuse une dette de 32 milliards d’euros (héritée pour 20 mds de la SNCF), qui s’alourdit de 1,5 milliard chaque année. Or la SNCF réalise des bénéfices et paie des dividendes.

La réforme, qui fait aussi fusionner RFF et les activités liées à la gestion de l’infrastructure « restées » à la SNCF, vise à optimiser le fonctionnement du gestionnaire et opérer des synergies avec l’exploitant afin de stabiliser la dette. Elle permet aussi à l’État de reprendre la main sur le secteur. Il nommera notamment le président du conseil de surveillance du nouveau groupe, où le Parlement, les régions et les salariés seront également représentés.

Ces derniers regardent le projet avec une certaine inquiétude – quatre organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour le 13 juin. La réforme ne prévoit « pas d’attaque au statut des agents, mais des règles communes au secteur ferroviaire » pour éviter des distorsions de concurrence, a plaidé le ministre.

La réforme permettra-t-elle de faire baisser les prix des billets ? Rien n’est moins sûr. Permettra-t-elle de construire de nouvelles lignes ? La priorité va plutôt à la modernisation des réseaux et au renouvellement du matériel roulant – c’est ainsi que le gouvernement entend soutenir la filière industrielle.

Elle sera regardée de près à Bruxelles, où l’on défend une stricte séparation entre gestionnaire d’infrastructure et exploitant en vue de la libéralisation du trafic passager, prévue pour 2019.

Source http://www.ledauphine.com/france-monde/ ... -les-rails
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 05 Juin 2013 22:18

mobilicites.com, 4 juin
Réforme ferroviaire : l'AFRA réclame des mesures en faveur de la concurrence

L'Association française du rail (AFRA) qui regroupe aujourd'hui les challengers de la SNCF dans l'activité de fret, plaide pour le renforcement la concurrence qu'elle juge insuffisante dans le projet de réforme du rail présenté fin mai 2013 par Frédéric Cuvillier.

Une semaine après la présentation du projet de réforme ferroviaire par le ministre des Transports, l'Association française du rail (AFRA), qui représente des entreprises ferroviaires privées (1) et un constructeur de matériel, considère dans un communiqué que "l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs avant 2019 est nécessaire pour la survie et le développement du ferroviaire français".

L’Association demande que soient lancées des "expérimentations d'ouverture à la concurrence au niveau régional pour l'exploitation des trains d'équilibre du territoire (TET) et les transports express régionaux (TER), sur la base du volontariat des conseils régionaux", et "l'intégration des gares fret et voyageurs au sein du gestionnaire d'infrastructure unique (GIU)" prévu par la réforme du gouvernement.

La réforme présentée par Frédéric Cuvillier prévoit, en effet, le rapprochement de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF) au sein d'un gestionnaire d'infrastructure unique, établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) qui permettra de rapprocher les fonctions de maintenance et de gestion du réseau des deux entreprises pour dégager des synergies et tenter d'enrayer la spirale de l'endettement (+ 1,5 milliard par an pour l'infrastructure).

Sur le plan social, l'AFRA demande aussi "la prise en compte des spécificités et la différentiation des activités fret et voyageurs afin de maintenir la compétitivité des entreprises ferroviaires". Donc deux conventions collectives distinctes.
Et pour garantir la sécurité ferroviaire, l'association des entreprises privées du rail estime que l'attribution des certificats de sécurité et l'homologation des matériels roulants doivent être effectués par l'Agence Ferroviaire Européenne.

Enfin, elle demande le renforcement des pouvoirs de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf). Pouvoirs que le gendarme du rail devra pourtant partager avec un Haut comité prévu dans le projet Cuvillier. Il regrouperait tous les acteurs du secteur dont la SNCF et ses concurrents, avec le pouvoir d'arbitrer les couacs entre le gestionnaire des infrastructures ferroviaires et les transporteurs. Si ça n'est pas marcher sur les plates bandes du voisin...

(1) Transdev, CFTA et Trenitalia, Euro Cargo Rail, Europorte, Trenitalia, Colas Rail, T3M, l'Opérateur ferroviaire de proximité La Rochelle + le constructeur Vossloh

Source http://www.mobilicites.com/fr_fil-d-inf ... _2600.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 01 Juil 2013 17:50

mobilicites.com, 30 juin
Réforme du rail : plusieurs acteurs de poids alertent François Hollande

Qui a dit que le débat sur la réforme ferroviaire n'intéressait que les professionnels ? Un appel polyphonique adressé en juin au président de la République et rendu public aujourd'hui, vient démentir ce credo. Ses signataires craignent une mainmise de la SNCF à l'occasion de la refonte du système de gouvernance du rail français.

L’alliance est large et inédite. Elle va de l’Association française des ports intérieurs (AFPI) jusqu’aux agriculteurs de la FNSEA, en passant par l’Association des usagers des transports français (AUTF), les membres de la Fédération des industries ferroviaires (FIF), le réseau de chambres de commerce (CCI France), la fédération patronale CGPME, sans oublier les associations de voyageurs réunies au sein de la FNAUT.
Les présidents de toutes ces organisations ont pris la plume le 7 juin 2013 pour alerter François Hollande dans un courrier qu’ils rendent public aujourd'hui. L’association écologiste France Nature environnement (FNE) s’est même raccrochée aux wagons, après coup.

Leur crainte ? Que la réforme ferroviaire en gestation et qui doit être devant le Parlement à la rentrée 2013 fasse la part trop belle à la SNCF dans le futur paysage du rail, et empêche le système de se régénérer. Appelant à un "choc d’innovation et de productivité", les signataires de cette lettre estiment que "le rail français doit apprendre à s’appuyer sur le pluralisme européen et à gérer la concurrence, son corollaire".

Pas de Guillaume Pepy à la tête de l'Epic mère
Traduction concrète, il faut dans l’avant projet de loi en cours de bouclage, procéder à plusieurs ajustements. A leurs yeux, au moins deux points méritent attention :
•En premier lieu, s’ils ne remettent pas en cause la création de l’établissement public de tête coiffant la SNCF et le gestionnaire du réseau ferré et dont "le rôle opérationnel devra, selon eux, être limité", les signataires demandent à François Hollande une vraie étanchéité entre les deux entités.

Au sein du groupe public, la stricte indépendance du gestionnaire de l’infrastructure, à l’égard de l’opérateur national des services est la condition d’une coopération réelle, source de progrès", peut-on lire dans ce courrier.
En clair, détaille un proche des signataires, la future loi ne doit pas offrir au président de la SNCF, Guillaume Pepy, d’être à la tête du directoire du futur Epic mère.

•En second lieu, les cosignataires demandent le maintien des pouvoirs du régulateur du rail. "Indépendante du pôle public, l’Araf est appelée à devenir un acteur clé de la crédibilité de la réforme et de l’ouverture du rail français, affirment-ils. Son autorité, confortée et réaffirmée, donnera des garanties aux nouveaux utilisateurs du réseau".

Freiner les ardeurs du régulateur
L’appel n’est pas anodin car à Matignon et à la tête du cabinet du ministre des Transports Frédéric Cuvillier, ainsi qu’à la SNCF, on souhaite en réalité limiter en réalité l’intervention du régulateur, sous couvert d’un élargissement de ses compétences aux questions comptables et financières.

L'Araf rendrait des avis qui ne s'imposeraient pas forcément (ses avis seraient motivés et non conformes), et son rôle dans l’approbation du Document de référence du réseau (DRR) pourrait s’en trouver amoindri. Enfin, les différends entre les utilisateurs du réseau ferré (entreprises privées et SNCF) seraient traités "en famille" au sein du futur Haut comité, avant d’éventuellement atterrir sur le bureau du gendarme du rail

Plusieurs acteurs parmi les signataires craignent que la question des pouvoirs de l’Araf soit en partie escamotée de la discussion parlementaire. L’avant-projet de loi prévoit en effet que plusieurs détails d’importance soient renvoyés aux décrets publiés par le gouvernement une fois la loi votée.

Enfin, le groupe des 6+1 - si l’on ajoute France nature environnement - veulent avoir voix au chapitre. Ils demandent à l’Elysée que le conseil de surveillance du pôle public et que le futur Haut comité comportent "en nombre significatif des personnalités qualifiés de la société civile, ouvrant le rail aux attentes de forces vives de la Nation".

Source http://www.mobilicites.com/fr_actualite ... _2661.html

Le courrier à Hollande http://www.mobilicites.com/admin/docume ... llande.pdf
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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Aig » 01 Juil 2013 21:57


Intéressant, ces réactions. Voilà une réforme qui ne fait pas l'unanimité, c'est le moins qu'on puisse dire ...

A+
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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 10 Juil 2013 21:37

mobilicites.com, 10 juillet
Gilles Savary, rapporteur du projet de loi sur réforme ferroviaire

Le député PS de la Gironde a été désigné le 10 juillet 2013 en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l'Assemblée nationale. rapporteur du futur projet de loi de réforme du rail, annoncé pour la rentrée de la session parlementaire ordinaire.

Après avoir saisi le conseil d’État, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier entendait initialement déposer son projet de loi fin août 2013 en conseil des ministres. Pour un examen devant le Parlement en septembre. "Nous visons toujours une entrée en vigueur au 1er janvier 2015, mais il y a un embouteillage législatif et réglementaire...", a toutefois observé le ministre le 2 juillet devant la presse. L'examen par le Parlement pourrait donc prendre du retard. D'autant qu'une autre réforme concomitante, celle des retraites, est à haut risque pour le gouvernement.

Le projet de réforme qui vise à améliorer la performance économique et mettre fin à la spirale d'endettement du rail français porte en premier lieu sur la gouvernance : avec la création d'un "groupe public industriel intégré" composé de trois établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) : un "Epic mère", société détentrice de deux autres "Epic filles", à savoir le gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU) et la SNCF. Avec aucun flux financier du GIU vers l'Epic mère ou vers la SNCF.

L'autre volet de la réforme est la question du statut des cheminots. C'est lui qui risque de mettre le feu aux poudres. Les agents de la SNCF bénéficient en effet d’un statut spécial datant de 1940 qui encadre leur régime de retraite et de prévoyance, et l'avancement de carrière type. Devant les 2000 agents et cadres réunis fin octobre 2012 à Paris pour les 75 ans de la SNCF, Frédéric Cuvillier avait promis le maintien de leur statut.

Le projet de loi prévoit cependant un décret socle qui précisera les questions relatives à l'organisation du travail et à la protection sociale. Il sera soumis à la négociation entre les partenaires sociaux de la branche (l'Union des transports publics et ferroviaires et les syndicats cheminots) en vue d'une convention collective nationale complétée par des accords d’entreprises. Elle s'appliquera à tous les salaries de la branche : ceux du pôle public et ceux du privé.

Source http://www.mobilicites.com/fr_fil-d-inf ... _2692.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 27 Sep 2013 21:43

Auditionné à l'Assemblée le 18 septembre, Guillaume Pépy a livré un plaidoyer pour la réforme ferroviaire
Les gains attendus de la réforme ferroviaire sont multiples. Ainsi, s’agissant du futur opérateur de mobilité, la mise en place d’un plan de performance a pour objectif d’économiser 700 millions d’euros sur trois ans, en frais de fonctionnement – dépenses requises pour l’immobilier, les achats et les fonctions support notamment. En 2013 nous aurons ainsi économisé environ 170 millions d’euros. L’objectif de la réforme est d’assurer une production de meilleure qualité avec moins de moyens : nous espérons ainsi pouvoir économiser 1,3 milliard d’euros en cinq ans. Les gains d’efficacité obtenus tant en ce qui concerne les fonctions support que le volet industriel de l’activité ferroviaire permettront de proposer un transport moins cher pour la collectivité, ainsi que pour les voyageurs et les chargeurs. Nous offrirons ainsi le meilleur système ferroviaire possible, tout en ajustant son coût pour ceux qui le financent.

L’avant-projet de loi sur la réforme ferroviaire prévoit la possibilité, pour SNCF Mobilité de verser des dividendes à l’établissement public mère, dans une logique de groupe intégré. Cette nouvelle architecture devrait permettre d’améliorer l’efficacité de l’organisation du système ferroviaire selon des mécanismes que l’État arrêtera.

Même s’il existe parfois un certain scepticisme quant à l’efficacité du système ferroviaire, la réforme prévue, qui est systémique et européenne, et dont la logique industrielle est affirmée, reflète l’engagement pris envers le pays d’obtenir des gains d’efficacité industrielle : il s’agit d’une forme de contrat d’engagement avec les Français, que les établissements concernés entendent bien tenir.

[...]

il est clair pour moi que la modernisation sociale doit faire partie de nos ambitions. Il y a, plus précisément, deux sujets à négocier avec les organisations syndicales : d’abord, un pacte social pour le nouveau groupe. Un autre intervenant a évoqué le fait que les personnels de RFF et de SNCF n’ont pas les mêmes types de contrat. Il faut donc négocier leur harmonisation. Ensuite, plus généralement, l’ambition de notre pays est de disposer d’un cadre social unique pour l’ensemble du secteur. En cela, on ne fait que copier ce qu’ont déjà réalisé les Allemands il y a quinze ans et ce que les Italiens et les Néerlandais viennent de faire : négocier une convention collective pour tout le secteur ferroviaire. Cette perspective me semble, aujourd’hui, faire l’objet d’un large assentiment. Elle est nécessaire pour moderniser le cadre social et je suis très confiant dans le fait que nous y arriverons, à l’instar de nos voisins. Si on ne le faisait pas, avec le développement de la concurrence, on aboutirait à un double cadre social ; le cadre public pourrait sembler meilleur, mais, année après année, la charge disparaîtrait au profit du privé. Je pense qu’il y a une prise de conscience de la nécessité d’un cadre social harmonisé et nous allons engager ces négociations avec les organisations syndicales.

[...]

S’agissant de l’apport de la réforme aux besoins des usagers, il est triple. En premier lieu, le rapprochement entre RFF et SNCF devrait permettre d’améliorer la sécurité car, comme le récent accident en Espagne l’a montré, la question de la sécurité revient à poser celle des liens entre un mobile – le train – et le sol – le réseau. Il faut conserver la préoccupation de l’interaction entre la voie et le mobile. Une meilleure sécurité passe par une vision système. En deuxième lieu, ce rapprochement devrait permettre d’améliorer la régularité, car celle-ci passe nécessairement par la réalisation de travaux sur les voies. Or, l’expérience a montré que la gestion de ces travaux était jusqu’à présent défaillante. Enfin, s’agissant du prix, l’exigence de sa baisse est légitime. Pour cela, nous devons faire des gains de productivité, en particulier une utilisation plus efficace des 50 milliards de capitaux mobilisés dans le système ferroviaire, par exemple au moyen d’une plus grande utilisation des trains, des ateliers et des voies.

[...]

S’agissant de la convention collective, l’État a désigné le président de la commission de la négociation collective ; la négociation devrait pouvoir commencer. Les avantages historiques liés à la sécurité des cheminots seront-ils garantis ? Il faut laisser sa chance à la négociation, à la confrontation des points de vue. Nous arriverons à négocier cette convention collective.

[...]

Une réforme va-t-elle garantir la réalisation des investissements ? Il faudrait que notre pays se dote d’une grande loi de programmation ferroviaire, donnant un horizon et des priorités et constituant une sorte de « fil rouge » pour les différents projets.

Source http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr ... .asp#P2_84
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 15 Oct 2013 17:19

AFP, 11 octobre
Cuvillier détaille la réforme ferroviaire

La réforme ferroviaire entame mercredi son parcours législatif, avec la présentation du projet de loi en conseil des ministres, trois mois après la date initialement prévue, pour une mise en application en 2015.

Cette réforme vise à "moderniser et renforcer le secteur public du ferroviaire", a indiqué vendredi le ministre des Transports Frédéric Cuvillier en en détaillant les grandes lignes au Technicentre Paris-Est, à Pantin, devant deux TGV et un train Intercités perchés sur le pont de maintenance.

A son arrivée, il avait été accueilli par une vingtaine de manifestants.

"Cette réforme, elle est nécessaire, compte-tenu du contexte du ferroviaire", a-t-il ajouté, en référence notamment à l'ouverture à la concurrence du transport de fret, depuis 2006, et au transport de voyageurs, prévue pour 2019.

Le texte prévoit de rassembler, dans une même structure, l'exploitant ferroviaire SNCF et le gestionnaire d'infrastructure Réseau Ferré de France (RFF). Ces deux fonctions étaient séparées depuis la création en 1997 de RFF.

L'objectif de cette réforme, qui doit voir le jour le 1er janvier 2015, est double: stabiliser la dette du système ferroviaire, qui s'élève à 40 milliards d'euros, et préparer le secteur à l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs.

Le projet de loi a été validé par le Conseil d’État. Quelques jours plus tôt, l'Autorité de la concurrence avait rendu son avis au gouvernement. Le vote de la loi devrait avoir lieu au printemps 2014, mais le calendrier précis n'a pas été arrêté.

"Limiter le fardeau des intérêts de la dette"
RFF et SNCF seront donc regroupés dans une nouvelle structure, un groupe public industriel intégré. Celui-ci sera composé d'un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) "mère", qui conservera le nom "SNCF", et de deux Epic "filles": "SNCF Réseau" - l'actuel RFF - et "SNCF Mobilités", qui fera rouler les trains.

L'établissement mère sera dirigé par un directoire, composé des présidents de SNCF réseau et SNCF Mobilités, qui seront nommés par l’État. Il aura pour missions le contrôle et le pilotage stratégiques, la cohérence économique, l'intégration industrielle et l'unité sociale du groupe.

 Pour stopper l'endettement, l’État et les collectivités locales devraient financer les grands travaux, via l'Agence de financement des infrastructures (Afitf), au lieu de les faire financer à crédit par le gestionnaire d'infrastructure.

Il s'agit, a dit le ministre, de "limiter le fardeau des intérêts de la dette", qui fait grimper chaque année un peu plus l'endettement du système.

Le fonctionnement en structure commune doit également permettre des synergies et une mutualisation des coûts.

Autre objectif de la réforme, répondre aux exigences de Bruxelles en termes d'ouverture à la concurrence. Pour assurer un accès équitable aux différents opérateurs ferroviaires sur le réseau national, l'Autorité de régulation des autorités ferroviaires (ARAF), créée en 2009 dans ce but, verra son rôle renforcé.

"L'essentiel, peut-être, pour l'Europe, est un régulateur qui ait les moyens de contrôler, nous lui donnerons", a précisé Frédéric Cuvillier à l'issue de la conférence de presse.

Côté social, un cadre commun à l'ensemble du secteur ferroviaire sera mis en place, pour "maintenir le statut des cheminots, unifier la famille cheminote", selon Frédéric Cuvillier.

Pour éviter la concurrence déloyale avec les nouveaux entrants, un décret socle posera les règles applicables à l'ensemble du secteur. Il sera complété par une convention collective nationale, négociée par les partenaires sociaux.

Le secteur est "aujourd'hui soumis à la concurrence (dans le domaine du fret notamment, ndlr), sans même que le préalable à l'ouverture ait été établi, c'est-à-dire des règles communes", a regretté le ministre.
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 16 Oct 2013 17:33

L'Autorité de la concurrence juge insuffisante l'indépendance du futur gestionnaire des infrastructures, SNCF Réseau, vis-à-vis de l'opérateur historique SNCF. Cet avis qui n'est que consultatif risque toutefois de faire des vagues. Lire http://www.mobilicites.com/fr_actualite ... _2839.html

Le projet de loi de réforme ferroviaire a été examiné ce jour en conseil des ministres. Lire http://www.gouvernement.fr/gouvernement ... erroviaire

Les Régions se disent préoccupés par le texte du gouvernement. Lire http://www.arf.asso.fr/2013/10/projet-d ... gions.html

AFP, 16 octobre
Réforme ferroviaire : la loi au Parlement après les élections municipales

Selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, la réforme ferroviaire arrivera au Parlement après les élections municipales de mars 2014.

"Nous estimons que nous devrions faire passer ce projet de loi au Parlement après les élections municipales", a-t-elle affirmé.

Ce scrutin se termine le 30 mars.

Ce projet en cinq volets, examiné mercredi en Conseil des ministres, "a pour objectif de moderniser en profondeur l'organisation du système de transport ferroviaire français dans l'intérêt de ses usagers, de ses salariés ainsi que de l'ensemble de la Nation", selon le compte-rendu du Conseil des ministres.

Avec ce "projet de loi important", a estimé la porte-parole, "c'est le statut de cheminot qui est conforté".

Le texte prévoit de rassembler, dans une même structure, l'exploitant ferroviaire SNCF et le gestionnaire d'infrastructure Réseau Ferré de France (RFF). Les deux fonctions étaient séparées depuis la création en 1997 de RFF.

L'objectif de la réforme, qui doit voir le jour le 1er janvier 2015, est double : stabiliser la dette du système ferroviaire, qui s'élève à 40 milliards d'euros, et préparer le secteur à l'ouverture à la concurrence du transport de voyageurs.

La réforme est contestée par les syndicats. Lire http://www.mobilicites.com/fr_fil-d-inf ... _2844.html
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 23 Oct 2013 23:12

L'Autorité de la concurrence vient de rendre public l'avis sur le projet de loi de réforme ferroviaire. Les recommandations
Renforcer l'indépendance du gestionnaire de l'infrastructure SNCF Réseau, et élargir son périmètre d'intervention. Principale mesure préconisée : le transfert immédiat des infrastructures de services (cours de marchandises, gares de triage) de SNCF Mobilités à SNCF Réseau. Les gares elles-mêmes devraient suivre le même mouvement au plus tard en 2019. SNCF Réseau serait ainsi un "véritable guichet unique" pour les demandes des opérateurs et l'attribution des sillons.
Clarifier le périmètre et les missions de l'Epic de tête. Dans l'organisation envisagée dans le projet de loi, SNCF Réseau et SNCF Mobilités seront coiffées par un Epic de tête baptisé tout simplement SNCF. L'Autorité considère que les prérogatives de SNCF doivent se limiter aux missions classiques d'une société holding, alors que le projet de loi lui confèrent certaines fonctions opérationnelles touchant à la gestion de l'infrastructure. Ce qui entraînerait, selon l'Autorité, un risque important de perte d'autonomie décisionnelle pour SNCF Réseau. "Par exemple, la police ferroviaire (Suge, ndlr) va être rattachée à cet Epic de tête, ainsi qu'une série de missions qui ne sont pas clairement définies par le texte", déplore Bruno Lasserre.
Renforcer la régulation. Sans surprise, l'Autorité de la concurrence souhaite que le régulateur du rail, l'Araf, soit doté de pouvoirs plus importants. Et, s'il se félicite que le projet de loi renforce l'indépendance du gendarme du rail par la professionnalisation de son collège, elle regrette que lui soit retiré le pouvoir d'émettre un "avis conforme" (il a force de loi) sur les péages ferroviaires. Pierre Cardo, président de l'Araf, a arraché au gouvernement la promesse d'un amendement en ce sens. Enfin, l'Autorité recommande que l'Araf ait son mot à dire sur la nomination du président de SNCF Réseau.

Les détails sur http://www.mobilicites.com/fr_actualite ... _2857.html

L'avis complet http://www.mobilicites.com/admin/docume ... viaire.pdf
Didier 74
 

Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Brayaud » 24 Oct 2013 13:19

Didier 74 Wrote:L'Autorité de la concurrence vient de rendre public l'avis sur le projet de loi de réforme ferroviaire.
...
L'avis complet http://www.mobilicites.com/admin/docume ... viaire.pdf


Merci ! Je n'arrivais pas à accéder à l'avis complet par le lien fourni initialement par Mobilicités (ni par le site de l'ARAF d'ailleurs)
Amicalement
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Re: [Politique] Grandes lois de programmation ferroviaire

Messagepar Didier 74 » 25 Nov 2013 20:27

En première ligne pour négocier avec les syndicats cheminots la future convention collective du transport de voyageurs, l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) ne veut pas l'écrire sous la dictée de l’État. Les détails sur http://www.mobilicites.com/fr_actualite ... _2907.html
Didier 74
 

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