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SNCF. Guillaume Pepy confie à un proche la réforme du transport ferroviaire
EXCLUSIF David Azema, l'actuel directeur financier de la SNCF se voit confier une mission à hauts risques : réformer le transport ferroviaire et, peut-être, le statut des cheminots.
Le titre exact de David Azema est désormais, depuis le comité exécutif de ce matin, "directeur général délégué du groupe". Jusqu'alors "directeur général délégué finances et stratégie", cet énarque devient donc, officiellement, le bras droit de Guillaume Pepy, le président de la SNCF.
Pourtant, celui-ci avait juré, depuis le début de son mandat, qu’il n’y aurait plus de numéro 2 : "Les vrais numéros 2, ce sont les cinq patrons de branche ainsi que quelques personnalités, telles Jacques Damas (l’ancien directeur de cabinet de Guillaume Pepy, en charge de la sécurité ferroviaire) ou encore David Azema" explique un proche.
David Azema, désormais, va se concentrer sur deux missions : la première sera de préparer la "réforme du ferroviaire", telle qu’elle est concoctée aux Assises du Ferroviaire depuis le mois de septembre et jusqu’en janvier prochain. En clair : réforme du statut des cheminots, et organisation de l’industrie ferroviaire dans son ensemble.
La seconde sera de pouvoir seconder Guillaume Pepy en cas de nouvelle crise financière : celui-ci aura alors besoin d’un stratège d’envergure à ses côtés pour l’épauler. Alain Picard, ex-numéro 2 de David Azema aux finances, devient directeur financier et entre au comité exécutif. Il rapportera directement à Guillaume Pepy.
Michel Bleitrach : "L'UTP souhaite une gestion unique des circulations ferroviaires"
Auditionné dans le cadre des Assises du ferroviaire, sollicité sur le projet de loi concernant la libéralisation des lignes nationales en autocar, inquiet de l'impact de la réduction des allègements Fillon sur les contrats de transport en cours, tenu par l'échéance 2015 imposée par la loi Handicap, le président de l'Union des transports publics et ferroviaires répond aux questions de Mobilicités.
Michel Bleitrach, dirigeant de Keolis, préside l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP) ainsi que l'Apam (Association pour la promotion des acteurs de la mobilité.
Mobilicités : Sollicitée dans le cadre des Assises du ferroviaire, l'UTP vient de publier sa position officielle sur la gouvernance ferroviaire. Pouvez-vous la commenter ?
Michel Bleitrach : C'est simple, nous préconisons une direction unique et donc un interlocuteur unique, pour le bon fonctionnement des circulations ferroviaires. Aujourd'hui, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires, RFF, délègue une partie de ses missions à la SNCF (SNCF Infra et la Direction des circulations ferroviaires ndlr) qui assure à la fois une activité de transporteur et de gestionnaire des infrastructures. Ce système ne nous paraît pas pérenne, il nuit à la transparence et aux exigences de confidentialité du marché.
Concernant Gares & Connexions, nous demandons à l'Agence de régulation des activités ferroviaires de définir clairement les services et prestations en gares, les coûts ce ces prestations qui doivent être transparents, leur facturation, l'organisation des ventes de billets etc. Nous espérons que le décret gares en cours d'adoption prendra en compte ce besoin d'autonomie.
Enfin, sur l'architecture du futur système ferroviaire français, l'UTP ne souhaite pas se prononcer. Holding à l'allemande ou système de franchises ferroviaire sur le modèle britannique ? Les avis sont partagés au sein de notre organisation.
En revanche, nous interviendrons sur le sujet social, j'ai vu la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet à ce sujet ; en négociant depuis cinq ans la convention collective du fret privé qui devrait bientôt aboutir, l'UTP a démontré sa capacité à mener une négociation constructive avec les partenaires sociaux.

thalys75 Wrote:Un article de Ville, rail et transport : "assises du ferroviaire : avantage SNCF"
http://www.ville-rail-transports.com/node/16806
Frédéric
Ville rail & transports Wrote:Assises du ferroviaire : avantage SNCF
(..)
S’agissant de l’économie du système et de l’impasse financière de 1,5 milliard d’euros environ par an, « le ferroviaire doit dégager lui-même ses marges de financement », dit la ministre. NKM reprend les recommandations de Nicolas Baverez, qui veut en jouant sur tous les leviers, réduire l’impasse annuelle du système de 850 millions d’ici 2015 puis de 800 millions supplémentaires d’ici 2020. La ministre retient aussi de l’analyse de la proposition Baverez la « priorité donnée à l’existant ». Nicolas Baverez demande de plus qu’un organisme soit créé, ayant mission d’évaluer en toute indépendance l’intérêt de nouveaux projets en faisant respecter une règle d’or : plus d’endettement pour la réalisation de projets qui ne peuvent se faire que sur les budgets. En filigrane, on comprend que le Snit est enterré. Les coups partis (Sud Europe Atlantique, Bretagne - Pays de la Loire, contournement de Nîmes - Montpellier, 2e phase du TGV Est) sont confirmés. Pour le reste, même si la ministre ne l’a pas dit, il est clair – selon Gilles Savary – que les autres projets de LGV passent à la trappe. Qu’importe d’ailleurs qu’on l’affiche ou pas, c’est de toute façon dans ce sens que la crise est en train de trancher. Nicolas Baverez, de plus, préconise pour la grande vitesse la solution de la SNCF : concentrer l’offre TGV sur le réseau à grande vitesse. Une mesure difficile à assumer auprès des élus locaux que redoutent les industriels
(..)




Nemo Wrote:En ayant confié ces travaux à Nicolas Baverez les conclusions ne sont guère surprenantes, pour qui connaît un peu le parcours de ce monsieur. Bref, encore une opération de com qui aura coûté fort cher pour des solutions gentiment suggérées par le pouvoir en place !


dyonisos Wrote:Pas construire la LGV LR et le CNM? Mr Baverez n'a semble t'il jamais pris de train Bordeaux - Nice, il comprendrait mieux l'importance de sa réalisation, plus que tout autre projet en cours.


INTERVIEW - Antoine Hurel, vice-président de l’Association française du rail (Afra), qui plaide pour l’ouverture à la concurrence du rail, fait un bilan des Assises du ferroviaire - Le Figaro du 16/12/11Statut social : les concurrents de la SNCF posent leurs conditions
LE FIGARO.- Les Assises du ferroviaire ont-elles répondu à vos attentes?
Antoine HUREL.-Le bilan est globalement satisfaisant. Mais nous aurions souhaité que le calendrier de l’ouverture à la concurrence démarre plus vite. La ministre a en effet évoqué de premières expérimentations en 2014 seulement, pour les trains d’équilibre du territoire (TET). Pour les trains express régionaux (TER), seules les régions qui manifestent leur intérêt pourront faire appel à de nouveaux opérateurs. Or, à l’heure actuelle, aucune d’entre elles ne s’est officiellement manifestée. Il s’agit maintenant de réfléchir à la mise en œuvre des projets, de préparer les textes législatifs. Et de ce côté-là, nous sommes dans l’attente de décisions concrètes.
La convention collective du fret pourrait-elle servir de base à celle du transport de voyageurs?
C’est notre souhait. Nous avons réagi à la déclaration de Nathalie Kosciusko-Morizet qui a parlé à propos du fret d’«erreur à ne pas reproduire». Il faut rappeler que 25 à 50 % des trafics des nouveaux entrants dans le fret proviennent d’un report de la route au rail. Le champ d’application de la convention collective des activités ferroviaires couvre déjà le secteur du fret et le secteur du voyageur mais seul le secteur du fret a fait l’objet d’accords signés par les partenaires sociaux sur l’organisation du travail. Nous pensons qu’il faut compléter cette convention collective et non pas repartir de zéro. Les négociations relatives au secteur du voyageur n’ont pas encore été lancées par l’UTP car la SNCF, qui fait partie du conseil d’administration, souhaitait attendre les orientations du gouvernement dans le cadre des Assises. À présent, le gouvernement va fixer un cadre général à partir des recommandations de M. Dutheillet de Lamothe du Conseil d’État. Nous allons ensuite entrer en négociation avec les partenaires sociaux. Et si les parties ne trouvent pas d’accord, nous nous en tiendrons aux accords d’entreprise.
Comment le transfert des cheminots s’organisera-t-il si de nouveaux opérateurs décrochent des contrats avec les régions?
Il faut bien distinguer les éléments du statut de fonction publique dont bénéficient les cheminots SNCF (garantie de l’emploi, régime spécial de retraite) de la réglementation du travail dont l’Afra recommande qu’elle soit traitée dans un accord de branche. En cas de transfert de cheminots de la SNCF, et même si la question d’une réglementation du travail unique est résolue, le problème du maintien du statut demeurera: comment faire cohabiter dans une même entreprise ferroviaire des personnes qui ne bénéficieraient pas du statut SNCF et des cheminots qui conserveraient leurs avantages? Autre problème: comment demander aux nouveaux entrants de faire face aux surcoûts du régime spécial de retraite des cheminots sans le répercuter sur le prix facturé aux régions? L’une des solutions possibles serait de proposer aux cheminots transférés une soulte, une sorte de prime. En la recevant, ils abandonneraient les avantages liés au statut et s’aligneraient sur le régime général.
Quelle est la position de l’Afra sur la gestion de l’infrastructure ferroviaire en France?
Nous estimons que le gestionnaire de l’infrastructure et l’opérateur historique ne peuvent être dirigés par la même personne. Sinon, on prend nécessairement le risque d’une discrimination à l’égard des nouveaux opérateurs. Nous sommes opposés au mélange des genres. Deux de nos adhérents, la Deutsche Bahn et Trenitalia, ont un point de vue différent et penchent en faveur de la création d’un holding sous la tutelle de l’opérateur historique.



kyah117 Wrote:On touche à leur statut alors forcément... Waaah bientôt une grève![]()
La CGT n'est pas contente

Rémi Wrote:Salut
Sur les investissements, il faut savoir regarder les choses en face : d'un côté, on n'arrive pas à trouver les 15 à 18 milliards qui permettraient d'assurer la pérennité des lignes classiques existantes et d'augmenter le niveau de leurs performances ; de l'autre, on fantasme sur plus de 110 milliards de lignes à grande vitesse à construire d'ici 10 à 15 ans. En clair, on veut agrandir la maison alors que les murs se fissurent à vue d'oeil.
Le principe d'examiner rigoureusement les projets ferroviaires du point de vue socio-économie d'une part et d'autre part par leur impact sur la santé financière du système ferroviaire français est indispensable. Cela veut dire qu'il faut savoir tailler dans le vif et cesser de croire qu'on construira 4000 km de voies TGV en 15 ans... surtout si parallèlement on perd 9000 km de lignes sur lesquelles circulent aujourd'hui des trains fret ou TER.
Quand on lit correctement, il ne s'agit pas de mettre à zéro les investissements ferroviaires : au contraire, il est exprimé la nécessité de rénover le réseau ferroviaire existant et d'en augmenter ses performances et sa fiabilité.
A+
Rémi



En effet, si RFF fait croître le prix de sillon de 10%, c'est qu'en //, le coût que la SNCF facture pour assurer l'entretien croît de 10% par an, en effet, il n'y a pas que les coûts de structures qui expliquent cette course folle qui se terminera par la mort du rail.

Thor Navigator Wrote:En effet, si RFF fait croître le prix de sillon de 10%, c'est qu'en //, le coût que la SNCF facture pour assurer l'entretien croît de 10% par an, en effet, il n'y a pas que les coûts de structures qui expliquent cette course folle qui se terminera par la mort du rail.
Le coût de la maintenance et de l'exploitation n'augmente pas de 10% par an, bien évidemment, son évolution est bien plus limitée. Les péages augmentent chaque année fortement depuis plusieurs années car l'objectif visé par l'Etat et RFF est de couvrir une part croissante des coûts du système ferroviaire (qui par ailleurs dérivent, mais essentiellement au niveau des investissements) par cet intermédiaire, notamment afin de compenser la charge croissante de la dette. Arrêtons les raisonnements simplistes.

Thor Navigator Wrote:Je rappelle des faits, rien de plus. Ton affirmation sur le coût de la maintenance courante et de l'exploitation qui croît de 10% par an est inexacte, c'est juste ce que j'ai indiqué. La dette hérité de l'infra a continué à augmenter depuis sa reprise par RFF, malgré son fameux article 4.
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