Bonsoir,
Voici quelques détails sur l'ancienne gare routière.
Les cars Citroën et la STAO (Société des Transports Automobiles de l'Ouest) avaient des locaux séparés : un kiosque en béton pour Citroën, 1 boutique pour la STAO, à l'angle des rues Plantagenêt-St-Laud. Cette boutique existe toujours : c'est l'agence de la Banque Populaire. Sur les grilles le logo actuel en ferronnerie occupe la place du logo de la STAO, qui avait déjà été remplacé par celui du Crédit Lyonnais.
Les Courriers de la Mayenne (Angers — Laval) étaient desservis par des cars Verney, presque à coup sûr ils faisaient partie du groupe Verney, et leur tête de ligne devait bien être aussi à cette gare routière STAO. Ils étaient d'un beige très clair, uniforme, tandis que la STAO était crème et rouge, avec parfois des couleurs fantaisistes : j'y ai vu des cars gris et rouge (?) et aussi un car gris et vert. Les Citroën étaient d'une livrée beige foncé (haut) et chocolat (bas). Par la suite les livrées ont évolué.
Les flèches vertes indiquent les circuits des autocars, les flèches rouges indiquent les sens uniques pour la circulation générale.
Les autocars empruntaient à contre-sens les rues de l'Aiguillerie et de l'Oisellerie, venant du carrefour Rameau et de la rue Toussaint. Un article du Courrier de l'Ouest l'avait un jour signalé, d'un ton réprobateur. Cet aménagement, juste une dérogation, était l'un des précurseurs (voire le premier ?) des aménagements spécifiques aux transports publics.
Il s'agit de la place Mondain-Chanlouineau, et non pas Curnonski (laquelle est située près de la grande poste).
Pour le Renault 215D, j'ai un doute. Bien sûr ça y ressemble à 100 %, mais :
- les autobus de la Cie des Tramways (TEA) n'ont jamais descendu la rue Baudrière. C'est la Cotra qui a inauguré cet itinéraire, et à la montée.
- ce pseudo 215D semble avoir un capot de ligne, mais aucun des 215D d'Angers n'en était pourvu, ils n'avaient que des girouettes frontales.
Ce véhicule vient du carrefour Rameau et ne peut pas descendre la rue Baudrière, bien trop étroite avec son sens unique remontant. Il se rend donc vers la gare routière, mais pour quel transporteur, et pour quelle ligne ? L'Anjou a bien eu des 215D, mais il me semble que les lignes de l'Anjou ne desservaient pas la gare routière Plantagenêt, leur tête étant gare St-Laud.
Pour le terminus « Génie (R. Mermoz) », il serait plus probable que le Renault soit un R4201 (modèle court) plutôt qu'un R4211 (modèle long). Les 4 R4201 roulaient en principe sur la ligne G : Génie (R. Mermoz) — Ralliement — Pl. Ney. Il s'agissait d'un prolongement de l'ancien terminus « Génie » des tramways, lequel était jadis au bout de l'avenue Vauban, au carrefour avec la rue Éblé. Je ne sais pas quand le prolongement rue Mermoz a été réalisé, c'est l'arrêt « Mermoz « actuel. Cette ligne G a été prolongée à Salpinte (carrefour rue Létanduère, bd. Bédier) par les boulevards Portet et Chaumin, mais sans doute pour 1 bus sur 2, le terminus « Génie (R. Mermoz) » étant partiel. Je me demande comment le retournement pouvait bien se faire au carrefour Létanduère-Bédier, qui n'avait sans doute pas de feux tricolores.
